Archives par mot-clé : consommation

Planète Nièvre – sapins de Noël

Chaque année, les français achète 6,5 millions de sapins de Noël dont 1 million en plastique. Mais d’où viennent-ils ? 80 % proviennent de France dont 1,2 millions du Morvan. Un quart des sapins dits naturels (en opposition avec artificiels) sont donc élevés dans notre région. Nous avons enquêté.

La culture des sapins de Noël relève de l’arboriculture et non pas de la sylviculture. Des règles précises encadrent cette culture malheureusement assez polluante. Même si des solutions alternatives sont recherchées, herbicides et autres biocides sont encore largement utilisés provoquant notamment la pollution des nappes phréatiques. Le contre exemple du seul éleveur bio de sapins de Noël installé dans l’Ariège n’a pas encore à ce jour convaincu les éleveurs du Morvan.

Pour diminuer notre empreinte écologique et baisser notre consommation, pourquoi ne pas construire, en famille, son sapin de Noël avec des végétaux de votre jardin ou des matériaux de récupération ?

Et moi, en complicité avec Christophe Barge, je parle du Rougegorge familier, un petit passereau facile à voir en hiver mais qui, de fait, est un sacré teigneux.

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Quel pain voulons-nous ?

painCe matin, j’ai ouvert ce livre et je ne l’ai plus lâché jusqu’au point final. Marie Astier a enquêté sur « notre pain quotidien ». Dans l’introduction, elle avoue que des années durant elle ne s’était jamais posé la question jusqu’à ce que, pour un autre reportage, elle devienne locavore pour une semaine. Elle ne devait manger que des aliments produits à moins de 100 km de chez elle. Et c’est là où elle s’est posé la question de la provenance de la farine et l’a posée à son boulanger qui n’en savait rien. Alors, elle a tiré le fil. « Il y a le pain religieux que l’on bénit, le pain social que l’on met sur la table, le pain politique qui provoque des révoltes, le pain touristique que l’on porte sous le bras, le pain gastronomique que l’on accommode de mille façons… » La charge symbolique et son poids culturel nous ont fait oublier que le pain est aussi une nourriture. « Dans l’océan de la malbouffe, notre pain apparaît comme un îlot préservé. Comme si le caractère artisanal de la boulangerie avait endormi notre vigilance. Pourtant, pas plus que le reste de notre alimentation, il n’a échappé à l’industrialisation. »
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Le grand business des plantes

Le grand business des plantesAprès un état des lieux sans complaisance en guise d’introduction, Florence Thinard, l’auteur de ce livre paru aux éditions Plume de Carotte nous invite à découvrir en 24 chapitres (algues, blé, café, légumes, fleurs, plantes aromatiques, palme, tabac, vigne, etc.) comment fonctionne ce business implacable. En comprendre les mécanismes et ses excès est essentiel à l’heure où la question se pose de l’appropriation du vivant. Après avoir refermer ce livre, on ne peut que devenir un consomm’acteur si on ne l’est pas déjà car, comme disait Coluche :  « Quand on pense qu’il suffirait qu’on ne l’achète pas pour que ça ne se vende pas !  »   ☞ lire la suite

Viande de cheval roumaine : une autre lecture

Quel scandale ! Le sujet fait la une de tous les journaux. Et on enlève à tour de bras tout produit de la marque findus suspecté de contenir de… la viande de cheval. Comme si cette dernière était un poison mortel !  On mélange tout comme d’habitude. Certes, l’acheteur est en droit de savoir ce qu’il achète mais cet acheteur regarde-t-il les étiquettes ? Et même lorsqu’il sait qu’un produit alimentaire est bourré d’additifs chimiques qui ruinent sa santé doucement mais sûrement, il remplit quand même son caddy. Comment est-ce possible scande-t-on dans la presse mais personne ne s’est interrogé sur le pourquoi. Seul José Bové a signalé que depuis l’interdiction de circulation des équidés sur les routes, les cours de la viande de cheval se sont effondrés en Roumanie mais l’info est sibylline pour toute personne non informée. Derrière ce fait divers se profile, en effet, toute l’histoire de la Roumanie agricole traditionnelle en train de disparaître et de la redistribution des terres au profit d’hommes d’affaires sans scrupule. ☞ lire la suite

Surcoût des produits bio en supermarché : 
une étude biaisée

Je viens de recevoir un communiqué de presse de l’association Agir pour l’environnement. Je trouve fort pertinente leur analyse de l’étude parue dans le magazine Linéaires. En voici donc un résumé. Le mensuel professionnel de la distribution alimentaire publie une comparaison des prix des produits biologiques et des produits conventionnels relevés dans des supermarchés. S’ils reconnaissent  que la différence se réduit nettement (14 points en 2 ans), en affirmant que manger bio revient à 58 % plus cher, ils surestiment encore très largement le surcroît des produits bio et enferment encore une fois la bio dans l’image de produits réservés aux nantis.
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