Archives par mot-clé : Nature Nièvre

Nature Nièvre : le canard colvert

Canard colvert
Ce beau canard sauvage ne plonge pas pour trouver sa nourriture mais immerge sa tête et l’avant de son corps ne laissant dépasser que son derrière. C’est donc un canard de surface dit aussi barboteur. On le trouve partout même sur les bassins au cœur des villes. La France compterait entre 30 000 et 60 000 couples nicheurs. On l’identifie à sa tête verte, son miroir alaire bleu irisé et son bec jaune. Il ne dort que d’un œil : les scientifiques ont découvert récemment qu’il est capable de contrôler veille et sommeil indépendamment avec chacun des deux hémisphères comme les cétacés. Un sacré phénomène ce colvert que je vous invite à découvrir :
en écoutant ma chronique sur RCF  (5′55″)
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Nature Nièvre : les insectes en hiver

Oothèque de mante religieuse
Lorsque les températures baissent, presque tous les insectes disparaissent. Pourtant, au printemps, ils ressurgissent comme par miracle. Mais où se cachaient-ils donc ? Pour nombre d’entre eux, les adultes se sont reproduits et ont pondus pendant l’été ou l’automne avant de périr tous. Ce sont donc uniquement leurs œufs ou leurs larves qui survivent en hiver. D’autres passent la mauvaise saison sous forme de chrysalides. D’autres encore conservent leur état adulte : les coccinelles réduisent leur métabolisme au strict minimum tandis que les abeilles vivent au ralenti dans la ruche.

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Nature Nièvre : la grive musicienne

Grive musicienne
Connaissez vous la musicienne de la forêt ? Cette petite grive donne le ton, perchée en haut d’un arbre. Les autres oiseaux, grimpereaux, roitelets, troglodytes, rougegorges l’accompagnent. C’est l’enchantement des chœurs d’oiseaux à l’aube qui saluent l’arrivée du jour qui malheureusement se fait plus discret chaque année.

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Nature Nièvre – Le mulot sylvestre


Le mulot sylvestre est un petit rongeur très commun. Il sort au crépuscule et est actif toute la nuit. Il n’est pas facile à observer. Dommage car avec ses grandes oreilles et ses yeux, deux immenses billes noires très brillantes, il est très mignon. On repère sa présence dans les jardins grâce aux nombreux débris de noisettes ou de noix, qu’il abandonne entre les racines d’un vieil arbre ou bien sous une pierre. Il s’agit en fait de sa salle à manger mais comme il ne débarrasse jamais la table, les déchets s’accumulent et finissent par être repérables.

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Nature Nièvre – les grandes aigrettes

Grande aigrette
Ces grands oiseaux blancs peuplent nos prairies ou le bord de nos étangs et de nos lacs en hiver. Quelquefois, elles sont en compagnie de leur cousin, les hérons cendrés. Leur bec jaune à pointe noire et leur couleur immaculée en font des oiseaux impossible à confondre. Pourtant, les grandes aigrettes ont failli disparaître pour une histoire de mode !  Du 18ème siècle jusqu’aux années 1950, les dames portaient des chapeaux emplumés. Les grandes plumes ornementales, caractéristiques de la parure de noce de notre oiseau étaient particulièrement prisées. Paris comptait alors près de 800 maisons de plumassiers employant quelques 7000 personnes. Et on sait que durant la seule année 1910, au marché de Londres, 1470 kg de plumes d’aigrettes ont été vendues. Cela représente près de 300.000 oiseaux adultes assassinés sur une seule année.
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