Archives par mot-clé : Nature Nièvre

Nature Nièvre : le cincle plongeur

Le cincle plongeur ressemble à un merle qui serait brun avec un plastron blanc éclatant et une queue courte d’ailleurs autrefois, on l’appelait le merle d’eau. Il fait partie de la grande famille des passereaux qui regroupent tous nos petits oiseaux chanteurs mais il est le seul du groupe à plonger et nager. Il marche même sous l’eau ! Il vit sur les rives des cours d’eau au débit rapide. Si vous découvrez son coin de pêche, vous pourrez l’observer à loisir. J’ai eu cette chance et comme tout ceux qui l’ont rencontré, j’en garde un souvenir émerveillé. On le voit disparaître sous l’eau et ressurgir d’un coup avec une larve dans le bec. Il assomme sa victime sur une pierre et l’engloutit. Puis il bascule à nouveau en fendant les flots. Et le manège reprend. Quelquefois, il se poste à contre-courant, à moitié immergé, et guette les petits cadeaux charriés par l’eau ou alors il barbote comme un canard, sur quelques mètres, en piquant du bec les petites proies qu’il rencontre.

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Nature Nièvre : les escargots

Escargot Oxychilus draparnaudi

Il existe environ 400 espèces d’escargots terrestres en France dont la plupart sont minuscules, moins de 2 mm. Certains ont une coquille aplatie, d’autres sont des cônes élancés, d’autres encore ressemblent à des boutons. Côté couleur, il en existe des blancs, des beiges, des jaunes. La caractéristique la plus visible de l’escargot est sa coquille. Constituée de cristaux de carbonate de calcium entrelacés de longues protéines fibreuses, elle représente 35 % de son poids. Et c’est un recordman de lenteur ! Ses déplacement ne dépassent généralement pas quelques dizaines de mètres par an.

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Nature Nièvre : la huppe fasciée

Huppe fasciée
Avec sa huppe orangée ponctuée de noir, son long bec fin et arqué et sa robe chamois, ce très bel oiseau ne passe pas inaperçu. La huppe fasciée arrive en avril. Son chant caractéristiques signale sa présence dans le bocage. Elle se nourrit essentiellement d’insectes. Elle repart discrètement fin août pour rejoindre l’Afrique où elle passe l’hiver.

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Nature Nièvre : le blaireau

Avec son museau pointu rayé de noir et blanc, le blaireau est facile à reconnaître. Il creuse d’énorme terriers appelé blaireautières utilisés de générations en générations. Nocturne, il se nourrit principalement d’escargots, de vers et d’insectes. L’été, il complète ce régime hyper protéiné avec des fruits. Accusés de faire des dégâts dans les cultures, il est pourchassé 8 mois par an à tir, mais aussi par déterrage, ce qui consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, creuser afin de pouvoir les saisir avec des pinces pour finir par les tuer alors qu’ils sont dans un état de stress inimaginable.

La demande de prolongation de vénerie sous terre ou déterrage des blaireau, pratique extrêmement cruelle, dans la Nièvre fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 27 avril. Vous trouverez comment y participer ainsi qu’un argumentaire sur le site de l’AVES. Le blaireau compte sur vous !

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Nature Nièvre : le troglodyte mignon

Troglodyte mignonVentre cappuccino, dos cannelle agrémenté de fines barres sombre, bec fin et queue dressée, le troglodyte mignon est joli comme tout. Ce tout petit oiseau, 15 grammes et 9 cm environ, possède un chant très puissant. C’est un Don Juan qui construit plein de nids pour attirer plusieurs femelles. Un seul mâle peut ainsi avoir 2 ou 3 familles. Très territorial, il ne supporte aucun intrus sur son territoire mais lorsqu’il fait très froid, il rejoint ses congénères dans un dortoir, histoire de se tenir chaud.

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