Archives pour la catégorie Coups de gueule

Y’a-t-il un pilote dans l’avion à Bruxelles ?

Le titre de cet article est emprunté à un communiqué de presse de agir pour l’environnement qui s’insurge contre la décision de la Commission Européenne d’approuver la subvention de 150 millions d’euros octroyée par mes autorités françaises à la société des Aéroports du Grand Ouest (société détenue à 85% par le groupe Vinci) pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Oui, vous avez bien lu, alors que le gouvernement étouffe toute vitalité et toute initiative par les ponctions répétés à tous les niveaux, appauvrissant chaque jour davantage les français et réduisant tout particulièrement le pouvoir d’achat de la classe moyenne, grande pourvoyeuse de consommateurs, le premier ministre est en passe de s’offrir sa danseuse sur le dos des contribuables avec les applaudissements de Bruxelles. Pourtant, nous avait-on dit, la commission européenne jugeait excessives les nouvelles impositions que François Hollande sort chaque jour de son chapeau !

Donc malgré un déficit budgétaire de 82 milliards d’euros en 2014, les décideurs politiques nationaux et européens « préfèrent s’entêter à construire un aéroport inutile sur environ 2000 hectares de terres agricoles cultivables entraînant la destructions d’emploi paysans et donc l’atteinte à la vitalité des territoires ruraux et détruisant au passage des zones humides tout en favorisant les transports les plus émetteurs de gaz à effet de serre. » Quelle cohérence!

© Danièle Boone

Saccage de la maison du PNR du Morvan : désopilant

Un tracteur à l’œuvre – image extraite de la vidéo citée en fin d’article

Ils étaient environ cent-cinquante, venus avec la rage de détruire. Les éleveurs morvandiaux n’ont pas de quoi être fiers et tout particulièrement Jean-Pierre Condamine, le président de la F.D.S.E.A de la Nièvre qui a chaleureusement remercié les éleveurs d’avoir répondu si nombreux à son appel ! ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Notre-Dame-des-Landes

L’arrivée au pouvoir de François Mitterrand a mis fin à un conflit de onze ans au Larzac. L’arrivée de François Hollande en a déclenché un de même acabit: la défense d’un lieu de vie par ses habitants. A Notre-Dame-des-Landes, comme au Larzac, la décision est arbitraire, injuste et injustifiée car dans les deux cas, un lieu de nature exceptionnelle est condamné au nom… de quoi? D’un caprice oligarchique, il n’y a guère d’autre mot qui convienne.

Que ce nouveau conflit ait pris une ampleur nationale après l’envoi de la force armée alors que, dans les discours, le gouvernement tout neuf ne parlait encore que de concertation, n’est pas étonnant. Et c’est rassurant et légitime. La nature appartient à tous et détruire une zone humide indispensable au maintien de la biodiversité est un crime contre la vie. Tout le monde sait, même ceux qui veulent cet aéroport, et malgré leur déni, que ce projet va contribuer encore un peu plus à la crise climatique et à la crise économique (le projet est estimé à 580 millions d’euros et à près de 3 milliards avec les aménagements routiers et ferroviaires). Alors oui, il est normal que les français qui vont devoir payer, au sens propre et au sens figuré, uniquement pour servir la vanité d’un seul homme se révoltent.

Même si je ne me suis pas encore déplacée en Vendée, je suis avec ces milliers de personnes qui se sont mis en chemin pour dire Non. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont tout faux. Et François Hollande qui a confié la France à cet homme est encore plus blâmable. Ils se sont jeté dans une impasse. Soit ils parviennent à leur fin, et ils laisseront dans l’histoire l’image d’une fierté calamiteuse et d’un manque totale de responsabilité, soit ils cèdent à la force populaire et renoncent. Le mieux, ne serait-il pas d’entendre et de voir pendant qu’il en est encore temps. Mais est-ce possible au royaume des sourds et des aveugles où règnent ceux qui pensent être les puissants du monde?

☞ A lire Notre-Dame-des-Landes : le nouveau Larzac ? paru sur ce blog le 15 juillet 2012 et mes réserves sur ce premier ministre promoteur  de cet aéroport dans « Un nouveau cycle politique mais quid de l’écologie » paru sur ce blog le 15 mai 2012.

© Danièle Boone

Gérard Frémion et le renard

Qui est Gérard Frémion? De fait, je ne connais pas ce monsieur, pourtant, j’aurai envie d’utiliser des gros mots à son sujet mais ça ne se fait pas! Je ne sais qu’une seule chose de lui : il habite à Oizons, 738 habitants, en Sologne, dans le département du Cher. Si l’on tient compte des prénoms générationnels, il doit tourner autour de 60 – 70 ans. Je l’imagine volontiers assez imbu de sa personne. Il sait. Il se pense spirituel et débordant d’humour. Que c’est drôle, monsieur Frémion d’imaginer une peau de renard en descente de lit, sauf que vous avez oublié que vous y poseriez à peine plus d’un pied. Les gens comme vous Monsieur Frémion me font de la peine. Je crois que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Chasseurs: l’arrogance au bout du fusil!

Le nez de clown manquait, un passant l'a rajouté!

Aujourd’hui, je suis allée à la ville (de Bourges pour être précise) et là, j’ai été titillée par une affiche placardée partout : « Préserver la biodiversité, l’autre casquette du chasseur ». Le visuel est particulièrement hideux, un homme sur la tête de laquelle pousse des tas de fleurs. Combien ça coûte une campagne comme ça? Cher! Ils ont les moyens les chasseurs du centre. Ben oui, c’est pour cela que les politiques les caressent dans le sens du poil. En attendant, leur œuvre pour la biodiversité, c’est avoir le droit de tuer 91 espèces + quelques passants innocents et cela tous les jours de la semaine, la rage d’exterminer dans la souffrance, ces « nuisibles » pourtant utiles dans la chaîne alimentaire (cf mon article sur le renard). Pour les chasseurs, tout est bon, gazages, déterrages, et piégeages qui tuent, en plus, bien des espèces protégées mais aussi des chats et des chiens. Quand je les vois passer devant chez moi, l’arrogance au bout du fusil, le verbe haut et le rire gras,  je sens monter une pulsion de violence. En attendant, l’affiche est là et y’a des gens qui vont y croire et qui vont, encore ouvrir les portes des écoles, à ceux qui font croire qu’ils sont les défenseurs de la nature.

© Danièle Boone