J’emprunte mon titre au canard enchaîné qui, cette semaine, raconte la surprise de Maxime Bey, le maire de Gargas (Vaucluse) qui a appris qu’une entreprise minière d’origine suédoise a acquis un permis gazier sous son village. Depuis que l’affaire a éclaté au grand jour, en janvier dernier, chaque semaine apporte des preuves que nos gouvernants bradent sans vergogne notre pays pour, soi-disant, assurer une autonomie énergétique d’une cinquantaine d’années. Des industriels se frottent les mains devant l’eldorado qui s’ouvre à eux car il y a beaucoup d’argent à faire, mais il n’enrichira qu’eux. La facture pour les autres sera énorme. Non seulement les paysages si beaux, notre fierté nationale, seront irréversiblement détruits mais la vie aussi, celle de la faune, de la flore et la nôtre. ☞ suite
Archives de catégorie : Coups de gueule
Indignons nous avec Stéphane Hessel
Nous étions nombreux hier, place du Panthéon à être venu apporter notre soutien à Stéphane Hessel. Le débat public autour de la Palestine initialement prévu à l’Ecole Normale Supérieure a été interdit précipitamment quelques jours auparavant. Le lendemain de cette interdition, Eric Prasquier président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’est bruyamment réjouis d’avoir obtenu l’annulation du «scandaleux colloque-débat» qui devait réunir Stéphane Hessel, Leïla Shahid, Elisabeth Guigou et Hanneen Zoabi, députée arabe israélienne, pour une discussion autour de la liberté d’expression. Après avoir violemment dénigré Stéphane Hessel, dénonçant ses «impostures, approximations et fixations haineuses contre Israël», le président du Crif saluait dans ce texte le courage intellectuel de Monique Canto-Sperber, directrice de l’Ecole Normale Supérieure. ☞ lire la suite
Valduc, un nouveau centre nucléaire franco-britannique
L’accord signé hier entre Nicolas Sarkozy et David Cameron ne va pas dans le bon sens! D’abord on continue à se préparer et/ou entretenir la guerre ensuite, on avance droit devant dans une technologie à haut risque pour l’environnement et les populations. La France et la Grande-Betagne vont en effet tester ensemble leurs armes nucléaires en Bourgogne dès 2014 dans un nouveau laboratoire qui va coûter quelques centaines de millions d’euros. Cette installation de physique expérimentale doit permettre des expériences en labo indispensables à la garantie du fonctionnement des armes nucléaires et à leur sûreté. « Aucun dégagement d’énergie nucléaire ne se produira durant ces expériences, conformément aux engagements internationaux souscrits par la France et le Royaume-Uni », assure l’Elysée. Des paroles rassurantes de politique qu’on aimerait pouvoir croire mais dont on doute fortement. « Il pourra y avoir des transports de matériel nucléaire britannique en France », a d’ailleurs concédé l’Elysée. On peut sérieusement se demander s’il n’y aura pas quelques essais à ciel ouvert ailleurs, sur le polygone de Bourges, par exemple ? Les Britanniques, eux, se gardent le centre de recherches qui sera implanté à Aldermaston.
Armes à l’uranium appauvri made in France
Nous sommes le seul pays d’Europe à fabriquer des armes à l’uranium appauvri et cela malgré le moratoire adopté par l’Union Européenne en 2008. Alors la France se fait discrète. Ces armes sont une « grande » invention américaine. Vous savez, la guerre d’Irak… Même les moins avertis ont entendu parlé des problèmes de santé des soldats qui sont allé se battre sur le terrain. Beaucoup d’entre eux sont atteint de cancer dont la leucémie et beaucoup ont engendré des enfants handicapés. L’uranium appauvri a une très forte affinité pour l’ADN des cellules et l’endommage irrémédiablement. C’est une arme nucléaire de « quatrième génération ». Il y a eu d’abord la bombe atomique, puis la bombe à hydrogène, ensuite la bombe à neutron et maintenant l’uranium appauvri.
Bon, tout ça c’est loin. Cela ne nous concerne pas. Détrompez-vous. Notre beau pays les commercialise depuis plusieurs décennies, cela veut dire aussi les teste. Et où ça? Aux portes de Bourges dans la Champagne Berrichonne et sur le Causse de Gramat dans le Lot. Ces tests se font à ciel ouvert avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer pour l’environnement et la santé de la population. Le département du Cher serait l’un des départements où l’on recense le plus de leucémie. Hasard ou conséquences?
Une rencontre « pour plus de vérité sur les armes à uranium dans le Cher » aura lieu à Bourges vendredi prochain, 5 novembre à 19 heures dans la salle des délibérations du Conseil Général, place Marcel Plaisant, à Bourges. Seront présents: Alain Acariès de Avigolfe (Association des victimes de la guerre du Golfe), Abraham Béhar de l’AMFPGN (Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire), Patrice Bouveret du CDRPC (Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits), Ria Verjauw de ICBUW (International Coalition to Ban Uranium Weapons), Roland Nivet, Vice-Président du Mouvement de la Paix. A noter également, la projection d’un film réalisé par Avigolfe.
Le samedi 6 novembre, une caravane de voitures s’arrêtera dans les villages qui bordent le Polygone de tir, notamment à l’entrée de la base nucléaire stratégique d’Avord. Du coup, la battue aux sangliers prévue sur le polygone ce samedi a été annulée! Lors de cette battue pour le moins curieuse, les chasseurs sont invités à tirer sur les bêtes mais n’ont pas droit au gibier. Et sur l’étang très poissonneux au milieu du polygone, la pêche est interdite. Mais les cultures céréalières sont autorisées. Cela fait bien des mystères! Rencontre et caravane ont pour but de les éclaircir un peu en demandant notamment un bilan sanitaire sur le polygone.
Plus d’infos auprès du Collectif 18 contre la guerre (groupe Alerte uranium appauvri). Contact: Joël et Annie Frison (Mouvement de la Paix de Bourges) – 02 48 20 30 15 – anniejoel.frison@wanadoo.fr – www.sortirdunucleaire.org
☞ Plus d’infos sur l’Uranium appauvri et encore un article du Docteur Alan Cantwell
22 mai: une journée pour la biodiversité
Aujourd’hui c’est la journée de la biodiversité, jour dédié dans une année dédiée. Et demain, ce sont les Champs Elysées transformés en champs tout court, le temps d’un week-end. Que restera-t-il de tout cela? De quel pourcentage s’accroitra le nombre des convaincus et le nombre des actifs à savoir ceux qui changent (un peu) leur façon de vivre? La biodiversité mérite bien plus qu’une journée ou même une année. Je n’aime pas ces manifestations artificielles (journée de la femme, journée du sida, etc.) qui ghettoïsent et qui sont des aubaines pour les faiseurs et les consommateurs d’évènements. J’ai plus d’indulgence pour la fête de la nature qui a lieu aussi ce week-end car au programme de cette manifestation nationale, il y a des sorties avec des spécialistes ou des animateurs de haut niveau qui, lors de sorties gratuites, initient le grand public à la faune et à la flore. Et, la connaissance d’une espèce dans son habitat est le premier pas indispensable pour son respect et sa protection.