Entre COP21 et élections, la responsabilité en berne

Les négociations de la COP21 sont à mis parcours. On sait déjà qu’il n’y aura rien d’éclatant. Dans le dernier numéro de Kaizen, même Pierre Rabhi est dubitatif : « Je me méfie de ces grandes-messes que je perçois comme un alibi de la part des États disant à leur concitoyens : « Ne vous inquiétez pas, nous nous occupons du problème. » D’une part, cela décharge de sa responsabilité individuelle et, d’autre part, cela perpétue une « politique des rustines » qui fait de l’acharnement thérapeutique sur un système moribond. » Au Grand-Palais, Véolia, Engie, Renault, Avril… et bien d’autres proposent leurs « solutions » au changement climatique. De bonnes solutions pour leur porte-monnaie, c’est sûr. Grâce à leurs « généreuses » inventions, ils s’en mettent plein les poches et sont les champions des subventions. Pour certaines comme les biocarburants, la démonstration a déjà été faite qu’elles contribuent au contraire à aggraver la situation. ☞ lire la suite

Les graines d’espoir de Jane Goodall

Jane-GoodallAprès s’être intéressée à l’alimentation (Nous sommes ce que nous mangeons, Actes sud), Jane Goodall s’éloigne une nouvelle fois du monde animal pour se pencher sur celui des plantes. Mais, de fait, l’union d’espèces animales et végétales est inextricable. Dès l’enfance, elle s’est passionnée pour les végétaux qui l’entourent et entretient, entre autres, une relation forte avec « son »  hêtre. On découvre certaines illustrations de sa main adolescente, pieusement conservées par sa mère. Jane Goodall nous explique, très simplement, le monde des plantes tout en égrenant son récit d’histoires de sa vie et de rencontres. ☞ lire la suite

 

Quand les multinationales prônent une agriculture climato-intelligente, nos décideurs y croient !

Près d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre seraient imputables à l’agriculture. Un chiffre inquiétant… et dérangeant. Car il englobe tous les systèmes de production, de l’agriculture « conventionnelle » à l’agriculture biologique, de l’élevage hors-sol à l’élevage pastoral, des monocultures industrielles aux petites fermes en polyculture-élevage. Alors que la responsabilité des agriculteurs dans le réchauffement climatique se retrouve pointée du doigt, des acteurs agro-industriels tirent profit de ces amalgames pour reverdir leur image.

De fait, les multinationales se servent du changement climatique pour imposer leur futur modèle agricole avec le concept nouveau d’une « agriculture climato-intelligente » pour produire plus et mieux… Dans les arènes des négociations sur le climat, elles sont dans les starting-blocks pour promouvoir des « engrais intelligents » et des plantes génétiquement modifiées tolérantes à la sécheresse. L’agro-industrie est en passe de remporter cette bataille sur l’agro-écologie, une victoire qui risque de coûter cher à notre santé, à l’environnement et … à nos portes-feuilles. En effet, ces lobbies ayant l’écoute des politiques,  sont champions pour récupérer un maximum de subventions donc l’argent de nos impôts ! Des chercheurs et des ONG tentent de renverser la donne.

Lire la suite de cette passionnante enquête signée Sophie Chapelle ici ☞ Bastamag.

Vos guerres, nos morts

« Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales.

Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis.

Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Nous n’avons pas suffisamment réussi à convaincre que ces expéditions militaires ne feraient qu’apporter toujours plus d’instabilité, de violences, de tragédies.

Là-bas, et ici.

Car la guerre n’a pas commencé hier soir. Et elle n’avait pas commencé en janvier lors des tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Elle avait commencé bien avant.  »

Voilà ce qu’a écrit Julien Salingue docteur en Science politique dont les recherches portent sur la question palestinienne. Il est en outre membre de l’observatoire critique des médias.  Je vous invite à lire la suite de cet article que je trouve très pertinent sur son blog ☞ resisteralairdutemps.blogspot.fr.

N’oublions jamais que la France est un des premiers producteurs d’armes dont celles à l’uranium appauvri malgré la résolution du 22 mai 2008 votée par le Parlement européen qui affirme que « l’emploi d’uranium appauvri dans les conflits viole les règles et principes fondamentaux consacrés par le droit international humanitaire, écrit et coutumier », résolution que la France n’a jamais signée. Les économistes français se sont récemment réjouit des ventes record enregistrées en 2015 dans le secteur de l’armement mais on ne sème jamais la mort impunément.

Le grand business des plantes

Le grand business des plantesAprès un état des lieux sans complaisance en guise d’introduction, Florence Thinard, l’auteur de ce livre paru aux éditions Plume de Carotte nous invite à découvrir en 24 chapitres (algues, blé, café, légumes, fleurs, plantes aromatiques, palme, tabac, vigne, etc.) comment fonctionne ce business implacable. En comprendre les mécanismes et ses excès est essentiel à l’heure où la question se pose de l’appropriation du vivant. Après avoir refermer ce livre, on ne peut que devenir un consomm’acteur si on ne l’est pas déjà car, comme disait Coluche :  « Quand on pense qu’il suffirait qu’on ne l’achète pas pour que ça ne se vende pas !  »   ☞ lire la suite