Les plantes ont-elles un sexe ? Histoire d’une découverte

Les plantes ont-elles un sexe ? de Fleur DaugeyAujourd’hui, la sexualité des plantes nous paraît aussi naturelle que celle des animaux. Pourtant, elle a été niée par les botanistes de la naissance de leur discipline dans l’Antiquité jusqu’à la fin du XVIIème siècle. Après avoir exposé un « panorama de la sexualité végétale » telle qu’on la connaît aujourd’hui, Fleur Daugey interroge l’histoire. Les jardiniers assyriens du VIIIème siècle avant notre ère donnaient un coup de pouce à la reproduction naturelle des palmiers dattiers en secouant énergiquement les fleurs des arbres mâles remplies de pollen au dessus des fleurs des arbres femelles. Malgré tout, il ne leur vint pas, ni aux savants de l’époque, qu’elles pouvaient avoir une sexualité. En explorant la mythologie, Fleur Daugey met en évidence que, très vite, la plante est devenu un symbole de pureté, de virginité. Dans le même temps, paradoxalement, les fleurs, la rose par exemple, sont associées à la débauche. ☞ lire la suite

La ferme dont on rêve découverte par Reporterre

Lorsque je découvre des reportages qui me donnent du baume au cœur, j’ai envie de les partager. C’est pourquoi, il m’arrive quelquefois, de vous faire part de mes trouvailles et j’ai décidé de le faire plus souvent. Cette fois, c’est un article de Marie Astier de Reporterre qui a attiré mon attention. Elle a rencontré Gilles Simonneaux, un paysan breton qui s’est tourné vers le bio en reprenant la ferme laitière de ses parents en 1998. Et comme il se sentait un peu seul, il a diversifié non seulement sa production (céréales) en accueillant sur ses terres d’autres producteurs. Il a commencé par confier un hectare de terre  à une maraîchère, un boulanger et il a ouvert une boutique tenu par une gérante et à laquelle adhère d’autres producteurs bio. Chacun est responsable de sa partie. Résultat : une totale autonomie (l’installation de panneaux solaires assurent les besoins en électricité) et un moindre coût de production par la mutualisation. Et ça marche! La crise bretonne, Gilles Simonneaux ne connaît pas. Cela prouve qu’avec un peu de créativité, il y a d’autres façons de faire. Pour tout savoir (et comprendre) sur ce miracle, je vous renvoie à l’article ☞  ici.

Projet de Silicon valley niçoise et risques d’inondations

La métropole niçoise s’est lancé dans une vaste opération d’aménagements bétonnés de la vallée du Var pour créer l’Eco-Vallée présentée comme la Silicon Valley provençale. L’intensification des graves inondations n’y change rien. Le projet financé par l’État et allègrement soutenu par Christian Estrosi est plus que jamais maintenu. Pourtant l’administration a lancé l’alerte, prévenant que, en cas de crue, le débit du Var pourra être multiplié par deux, l’eau du fleuve côtier ne disposant plus d’espaces naturels sur lesquels s’écouler. Comme trop souvent on marche sur la tête, heureusement, sur place, des associations et quelques élus tentent de limiter les futurs dégâts. Je vous renvoie à l’excellent papier de Sylvie Chapelle, journaliste à Bastamag .

Lire l’article ☞ ici
A lire également : Climat + béton = orages meurtriers, un article paru il y a quelques jours sur le site de Reporterre ainsi que Les inondations dans le Var ne sont pas une catastrophe naturelle paru sur le même site début 2014 et que le magazine a remis en avant. No comment.

L’agroécologie de Pierre Rabhi

L'Agroécologie, une éthique de vieDans ce petit livre d’entretien, Pierre Rabhi rappelle inlassablement ses convictions étayées par sa pratique : oui, l’agroécologie peut nourrir le monde. « En redonnant au paysan la responsabilité d’observer le vivant et de chercher des pratiques harmonieuses avec les dynamiques naturelles, l’agroécologie lui restitue son rôle de chercheur et d’inventeur. »

Jacques Caplat, agronome et ethnologue, issu d’une famille de paysan, est lui-même très engagé pour le maintien d’une agriculture paysanne. L’échange entre ces deux hommes de convictions est clair, limpide mais aussi hyper lucide.

Pierre Rabhi a réussi à convaincre beaucoup de monde y compris des politiques et autres décideurs cependant, il n’est pas dupe « des volontés de récupération ou du double langage de certains, et il faut y prendre garde pour ne pas les laisser détourner un beau courant d’eau vive vers une mare obstruée ». Mais il sait aussi qu’en reconnaissant l’agroécologie, « ils justifient et valorisent le travail admirable de milliers de paysans et ils leur offrent l’énergie mentale nécessaire pour persévérer et amplifier leur œuvre ».

L’agroécologie, une éthique de vie
, Actes sud, 8 €

Circuits courts

Circuits-Courts au LuisantPrès d’un agriculteur français sur cinq commercialise directement tout ou une partie de sa production. Les circuits courts répondent à une nouvelle attente des consommateurs soucieux de se réapproprier leur alimentation. J’animerai une table ronde ce samedi  à Germigny l’Exempt dans le Cher. Si vous êtes en Berry, n’hésitez pas à venir discuter avec les producteurs locaux. A l’heure où se négocie le traité transatlantique (TAFTA), l’enjeu est d’importance. Le débat sera suivi d’un apéritif musical. C’est au Luisant, un lieu superbe, à découvrir absolument. ☞ lire la suite