Qui es-tu Renard ? demande la Salamandre. Le Goupil en couverture nous regarde droit dans les yeux. Un superbe portrait signé Fabien Gréban. Cela fait vraiment plaisir de voir un vrai bon dossier sur notre mal aimé. Julien Perrot et Jacques Rime nous raconte en mots et en image leurs rencontres avec le rouquin dont la réputation est sulfureuse depuis toujours. Dans les fables du monde entier, il est un malin, gredin, parfois pendable qui s’en sort toujours.
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Le FN éliminé mais pas de quoi se réjouir !
Ok le FN n’a remporté aucune région. 5 régions à gauche, 7 à droite. Faut-il pour autant crier cocorico! Le choix par option négative n’est jamais un signe de bonne santé démocratique. Et puis, il faut tenir compte de l’abstentionnisme : presqu’un français sur deux n’a pas souhaité s’exprimer auquel il faut rajouter les quelques 3 millions de non inscrits sur les listes électorales. Cela relativise fortement les résultats. Les 40,52 % totalisé par la droite ne représente de fait les voix que d’à peine 20% des français. Idem pour la gauche qui peut diviser par deux son score de 28 % ce qui donne un petit 14 %. Pas de quoi pavaner donc. Il serait urgent que les politiques se remettent en question mais cela est une autre histoire.
Face à ces résultats, je me dis que Jacques Ellul avait raison, l’écologie auraient sans doute gagner à rester apolitique. La vie n’est ni de droite, ni de gauche. Sa force vient tout simplement d’être. Et qu’est-ce que l’écologie sinon la défense de la vie ? Tous ces compromis, quelle que soit l’étiquette, juste pour le pouvoir, sont les signes de la déliquescence de notre société. La promesse du porte-feuille environnemental aux chasseurs faite par Xavier Bertrand, élu républicain du Nord/Pas-de-Calais/Picardie, confirme, autant que leur score au premier tour, à quel point, l’image des écologistes s’est dégradée. Décidément le monde ne va pas dans le bon sens!
Trois jours après la parution de cet article, Reporterre révèle les graves dérives antiécologistes de Bernard Wauquiez (Rhône-Alpes-Auvergne et tout nouveau n° 2 du parti républicain) ☞ Lire ici
COP21: un accord historique ?
C’était gros comme une maison. Un accord a été signé, un accord salué par nos gouvernants comme historique, un qualificatif repris en cœur par un certain nombre de grands benêts qui ont perdu tout esprit critique, un accord qui donne encore et toujours le droit de polluer aux pollueurs qui ont financé la COP21. Heureusement, ces milliers de jeunes en conscience, venus du monde entier, qui ont manifesté pacifiquement hier, ont montré qu’ils n’étaient pas dupes. Alors, maintenant ? Et bien c’est comme avant : à nous de jouer et de retrousser nos manches parce qu’il y a vraiment du boulot. Je ne suis pas désabusée, juste réaliste!
Je vous invite à lire deux articles sur Basta
• A Paris, les États s’accordent pour sauver le climat mais ne précisent pas comment y arriver par Sylvie Chapelle ☞ ici
• Accord historique à la COP21 : « L’océan va bientôt arriver à Paris » par Ivan Du Roy, Myriam Thiebaut, Rachel Knaebel ☞ ici
et encore un sur Reporterre
Climat : qu’y-a-t-il vraiment dans l’accord de Paris par Émilie Massemin ☞ ici
Entre COP21 et élections, la responsabilité en berne
Les négociations de la COP21 sont à mis parcours. On sait déjà qu’il n’y aura rien d’éclatant. Dans le dernier numéro de Kaizen, même Pierre Rabhi est dubitatif : « Je me méfie de ces grandes-messes que je perçois comme un alibi de la part des États disant à leur concitoyens : « Ne vous inquiétez pas, nous nous occupons du problème. » D’une part, cela décharge de sa responsabilité individuelle et, d’autre part, cela perpétue une « politique des rustines » qui fait de l’acharnement thérapeutique sur un système moribond. » Au Grand-Palais, Véolia, Engie, Renault, Avril… et bien d’autres proposent leurs « solutions » au changement climatique. De bonnes solutions pour leur porte-monnaie, c’est sûr. Grâce à leurs « généreuses » inventions, ils s’en mettent plein les poches et sont les champions des subventions. Pour certaines comme les biocarburants, la démonstration a déjà été faite qu’elles contribuent au contraire à aggraver la situation. ☞ lire la suite
Les graines d’espoir de Jane Goodall
Après s’être intéressée à l’alimentation (Nous sommes ce que nous mangeons, Actes sud), Jane Goodall s’éloigne une nouvelle fois du monde animal pour se pencher sur celui des plantes. Mais, de fait, l’union d’espèces animales et végétales est inextricable. Dès l’enfance, elle s’est passionnée pour les végétaux qui l’entourent et entretient, entre autres, une relation forte avec « son » hêtre. On découvre certaines illustrations de sa main adolescente, pieusement conservées par sa mère. Jane Goodall nous explique, très simplement, le monde des plantes tout en égrenant son récit d’histoires de sa vie et de rencontres. ☞ lire la suite