Cette année, j’ai glané des têtes de tournesol avec la permission de l’agriculteur qui les avait fait pousser. Les oiseaux adorent! Cela multiplie les points de nourrissage et le spectacle. Je prends beaucoup de plaisir à les observer. Les verdiers se considèrent en terrain conquis et ils n’envisagent pas de partager surtout avec leurs congénères! La femelle arrive avec l’intention ferme de se poser ce qui ne sied pas du tout au mâle qui occupe la place. ☞ lire la suite
Archives par mot-clé : oiseaux
Sittelles gourmandes
Bien qu’il ne fasse pas très froid, la gelée blanche du matin m’a incitée à réinstaller les mangeoires il y a quelques jours. Cette année, parmi les visiteurs de marque, deux sittelles torchepot. Elles occupent bien le terrain. Mésanges, verdiers et chardonnerets leur cèdent la place dès qu’elles arrivent à la mangeoire. De fait, ils n’ont pas le choix car dame sittelle expulse les occupants pour mieux se servir ! ☞ lire la suite
Mésanges à longue queue acrobates
Plaisir du jour : une bande de mésanges à longue queue. Elles sont toutes petites et tellement gracieuses que c’est toujours du bonheur pur de les observer. ☞ lire la suite
Moineaux domestiques – suite logique
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Il y a peu, je vous ai présenté une séquence intime d’un couple de moineaux domestiques. Le résultat ne s’est pas fait attendre : une nichée d’au moins trois moinillons. Enfin, disons que j’aime à penser que c’est le couple dont j’ai photographié les ébats amoureux qui s’est installé dans le nichoir que j’avais mis en place pour le rougequeue à front blanc. Et oui, la nature fait comme elle l’entend! Le lendemain de cette prise de vue, les jeunes se sont envolés… La veille, plusieurs moinettes semblaient inciter les petits à se lancer. Les mères s’épauleraient-elles pour ce grand évènement ? Le matin, les petits piaffaient d’impatience… À midi, tout ce petit monde était envolé. Et j’ai raté cela! ☞ lire la suite
Rougequeue à front blanc
Ce bel oiseau enchante mon été. Il a niché dans un muret de pierre. J’ai assisté à sa parade nuptiale. Le couple dansait dans des battements d’ailes éblouissants. Et puis, tandis que sa compagne couvait, « mon » rougequeue à front blanc traînait esseulé. Un jour, le couple s’est enivré des derniers rayons du soleil. Je me suis dit que les oisillons devaient être nés. Elle, étant plus discrète et pouvant facilement se confondre avec les femelles de Rougequeue noir, c’est surtout lui que je remarque. Le matin, lorsque je prends mon petit déjeuner, il apparaît et se pose en hauteur à quelques mètres de moi, bien exposé dans la lumière. Puis il pique vers le sol s’emparant d’une proie, invisible pour moi. Depuis quelques temps, la famille habite mon jardin, les parents et deux jeunes arborant leur livrée mouchetée. Hier, l’un d’eux s’est posé innocemment à moins d’un mètre de moi. Le jeune écervelé n’avait pas dû me voir. Il m’a observé dans mon immobilité et, tout à coup, s’est envolé. Cette beauté joyeuse offerte quotidiennement me remplit de bonheur et de gratitude. J’ai conscience de la chance de pouvoir bénéficier de ce spectacle gracieux mais plus encore celle de l’apprécier. Cela me libère sans aucun effort des tentations du consumérisme ambiant. Voilà exactement 5 ans aujourd’hui que je vis à la campagne et ma vie dans cette sobriété heureuse si chère à Pierre Rabhi est légère et, j’ose l’écrire, magique.

