Archives par mot-clé : pandémie

Des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond

À l’heure où les Américains viennent d’élire un président climato-sceptique, un article publié dans Scientific American révèle que des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond à cause du réchauffement climatique. En effet, beaucoup d’agents infectieux et de virus sont capables de résister au temps et à des températures très basses.  Dans l’extrême nord sibérien, un enfant d’une douzaine d’années est mort l’été dernier d’une contamination, résultant du dégel du permafrost (pergélisol) causé par le réchauffement du climat. en fondant, le sous-sol a libéré le bacille de l’anthrax qui a entrainé le décès de ce garçon, malgré les soins qui lui ont été donnés. Des centaines de personnes auraient été hospitalisées et plus de 2300 rennes auraient péri au contact de la bactérie Bacillus anthracis qui provoque la maladie du charbon devenue pourtant extrêmement rare.

☞ lire l’article de Claude-Marie Vadrot paru dans Politis

Une étude brésilienne éclaire (un peu) la grippe A

Une équipe de chercheurs brésiliens a cherché à comprendre comment étaient morts 21 de leurs concitoyens, âgés de 1 à 68 ans (72% entre 30 et 59 ans), atteint de la grippe A. Ils ont mis en évidence trois modes d’actions distincts du virus. Par ailleurs, il semble qu’une réponse immunitaire, qualifiée de « aberrante » a également été diagnostiquée chez certains patients. Pour ces derniers, l’activation du système défense de l’organisme a été telle, face au virus, qu’elle a accru les lésions pulmonaires et les difficultés respiratoires. Pour l’instant, il n’a pas été fait état d’une éventuelle vaccination de ces patients qui pourrait, après avoir dégénéré, éventuellement expliquer une réponse disproportionnée de l’organisme. Cette information vient d’être diffusée par Univers Nature. La remarque de l’auteur, Pascal Farcy, nous rappelle, bien à propos, qu’il n’est effectivement jamais mentionné si les victimes de la grippe sont ou non vaccinées.
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La Télé Suisse Romande a diffusé un reportage très documenté et sans concession sur les origines mexicaines de la grippe.   ☞ voir le documentaire

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Grippe A: merci à Marc Gentilini

Merci au professeur Marc Gentilini d’avoir souligné l’absurdité des soi-disant mesures pour lutter contre une pandémie présentée comme le fléau de la rentrée. L’interview a été publiée dans le monde le 6 août (lire) et je l’avais lu avec un grand plaisir. Il faut dire que l’ancien patron de la Croix-Rouge française et ancien chef de service des Maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière n’y va pas par quatre chemin. « Le poids qu’on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l’ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C’est une pandémie de l’indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j’ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose. »  Ses paroles ont doucettement fait leur chemin. L’état en fait il trop ? interroge aujourd’hui le Parisien, publiant les propos de Marc Gentilini.  Espérons que cette parution à la une d’un quotidien populaire de référence marque le début d’un retour à une certaine modération dans les médias qui, jusqu’ici, s’en sont donné à cœur joie dans le catastrophisme. Pour Marc Gentilini, l’épidémie n’est « pas terrifiante ». Il a réagi avec bon sens, tout simplement, à l’annonce de Luc Châtel affirmant que les classes seraient fermées s’il y a plus de trois élèves malades en une semaine. « A-t-il réfléchi à la désorganisation terrible pour les familles ? Je crois ces mesures d’exclusion inefficaces et inapplicables ».

J’avais exprimé mon opinion juste au début de cette campagne pour le moins toxique (ici). Mon point de vue n’a pas changé mais j’avoue avoir été surprise de voir autour de moi beaucoup de personnes apparemment sensées approuver les mesures envisagées au nom du principe de précaution… Est-ce vraiment un principe de précaution que de prétendre vacciner une population entière avec un vaccin dont, je cite Marc Gentilini, « on ne sait rien de son efficacité et de ses éventuels effets indésirables. » La souche du virus est bénigne, mais si elle mute et devient maligne, le vaccin sera alors probablement inefficace ! Bref, on se mord la queue ! Si l’Etat se sentait vraiment responsable de la santé publique comme tous ses membres, le président en tête, nous le rabâchent depuis des mois, des décisions seraient prises, au nom de ce même principe de précaution évoqué ici pour les OGM, les produits chimiques, les pesticides, les algues vertes et… les élevages industriels. C’est plutôt le contraire qui se produit: agriculture bio, homéopathie, ostéopathie et la plupart des pratiques respectueuses de la vie sont dévalorisées (recul des normes bio) voire attaquées (entre autres, déremboursement de beaucoup de médicaments homéopathique et tracas pour les médecins homéopathes)… Pourtant ces pratiques visent toute à une bonne santé globale, c’est à dire à maintenir de bonnes défenses immunitaires, la meilleure façon de lutter contre la maladie. Et je ne parle pas du coût de la grippe A,  tout cet argent gaspillé qui pourrait être tellement plus utile ailleurs. Rien que le milliard d’euros, prix d’achat des vaccins, c’est trois fois plus que l’aide de la France aux pays en développement !

Grippe porcine: accusés, levez-vous!

Après les vaches, les oiseaux, les porcs sont au banc des accusés. La grippe mexicaine fait la une de tous les quotidiens du monde et l’ouverture des journaux télévisés. Les présentateurs, visage grave, voix retenue, annoncent une pandémie imminente. Montée de la tension, montée de la peur ! Un nouveau bouc émissaire est nommé : le porc. L’idée fait son chemin. Tuons cet animal répugnant qui nous infecte. Oui mais, économie oblige, mangeons du porc ! Le virus ne se propage pas par la viande nous affirme-t-on très sérieusement à partir d’une hypothèse certes plausible mais hypothèse tout de même. De fait, pour la plupart, qu’ont à voir ces côtelettes des rayons de supermarché bien aseptisées sous cellophane avec l’animal vivant? ☞ suite