Tous les articles par D.B.

Les petites fermes peuvent-elles nourrir le monde ?

L'Ecologiste n° 45Face à la crise de l’agriculture, que faire ? s’interroge L’Écologiste. Deux orientations existent. Celle qui constitue la politique agricole depuis cinquante ans, à base d’agrandissement, de mécanisation, de pesticides, d’engrais, de haute technologie, bref, une industrie nécessitant des capitaux importants, fournissant très peu d’emplois, des aliments contaminés et pauvre nutritionnellement ou bien au contraire, une agriculture paysanne, à échelle humaine, à forte production d’aliments de qualité, avec de nombreux emplois et, en prime, de forts liens sociaux.

Les politiques main dans la main avec les industriels continuent à prôner le premier modèle bien qu’aujourd’hui les preuves qu’on peut faire autrement s’accumulent comme le montre le dossier proposé par L’Écologiste. « Des précurseurs de la devise « Small is beautiful » sont apparus un peu partout sans bruit, ces quarante dernières années », écrit Philippe Desbrosses. Nous avons pour certains suffisamment de recul pour en tirer des conclusions. « Ils ont soulevé récemment l’enthousiasme des observateurs et du public par leu ingéniosité et leur succès. » En France, ces dernières années, de nombreuses microfermes maraîchères biologiques autour d’un hectare actif ont vu le jour. Kevin Morel, un jeune ingénieur agronome, en a fait le sujet de sa thèse. Voilà qui est passionnant et redonne du baume au cœur!

Au sommaire également : Tafta, le biomimétisme, les perturbateurs endocriniens, une réponse à Maud Fontenoy sur les gaz de schiste, le menu des rats de laboratoire, etc.

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Noirmoutier : la dune de La Guérinière

La dune de La Guérinière

L’île de Noirmoutier possède d’importantes étendues dunaires qui constituent un rempart contre l’érosion marine. La dune de la Guérinière est un site botanique particulièrement remarquable. Le paysage est marqué par des séries de buttes et de vallons. Cette partie bien fixée qu’on appelle la dune grise est constitué d’amas sableux couverts d’un tapis de plantes rases et d’herbes qui rappelle les steppes d’Asie centrale, un vrai dépaysement.  ☞ lire la suite

Jardiner sur sol vivant

Tomates
Les tomates sont protégées par un paillis de foin. Les laitues profitent de l’ombre des tomates.

La sécheresse déroute les jardiniers. Rien ne se passe comme on le croit. Même en arrosant, les légumes boudent. Les insectes se font rares hormis les altises qui dévorent les capucines, les choux, les navets, etc. Les courgettes ne se développent plus faute d’avoir été pollinisées. Depuis que j’ai compris cela, je m’arme chaque matin d’un coton-tige et pollinise à la main. Il faut bien apprendre vu que, hélas, nos lendemains risquent d’être désenchantés. Le comble de l’incompréhension, ce sont les tomates qui ne mûrissent pas malgré la chaleur. Lors d’une conversation entre jardinières, l’une d’elle a dit que les siennes se dessèchent sur pied. Leurs fleurs ne s’épanouissent plus annihilant tout espoir de récolte ultérieure. Bon les miennes sont belles. Elles font des fleurs même si c’est avec parcimonie à part pour les tomates cerises. Mais elles mûrissent au compte-goutte. Mon paillage d’une bonne épaisseur de foin semble y être pour quelque chose, les autres jardinières paillant on fait le même constat que moi. Depuis cette conversation, j’abrite en plus la base des tomates avec des cageots et, elles font des efforts. Les deux jours de pluie du week-end et une température inférieure à trente et me voilà prête à déguster ma première vraie salade de tomates de la saison! Tout ce préambule pour vous parler du livre de Gilles Domenech, « Jardiner sur sol vivant » qui a pour sous-titre « Quand les vers de terre remplacent la bêche. »  ☞ lire la suite

Comment Xavier Beulin assassine l’agriculture

Xavier Beulin
Xavier Beulin © FNSEA

Fin juillet, avec les barrages routiers mis en place par les éleveurs, on a vu Xavier Beulin, patron de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles),  intervenir à plusieurs reprises dans les médias. « Faciles et démagogiques, ces attaques fleurissent et veulent nous toucher, me toucher. C’est mal connaître les paysans qui savent si bien reconnaître le bon grain de l’ivraie ! » a-t-il écrit le 28 juillet dans sa lettre ouverte aux paysans. Eh oui, il a raison, les paysans le savent, d’ailleurs, ils commencent à témoigner de leur désaccord avec lui. La situation qui a mené les éleveurs à faire des barrages routiers partout en France « est issue non pas d’une crise, comme tu le répètes, si souvent, mais d’une politique parfaitement orchestrée que tes prédécesseurs se sont appliqués à construire et que tu continues à appliquer, » lui a répondu Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale Union Nationale. Il lui fait également remarquer que certains entreprises du groupe Avril, dont Xavier Beulin est le président, importent des  « minerais agricoles » étrangers pour produire à moindre coût et déstructurent par la même notre agriculture. Alors, poursuit-il, « je crains que nous ne puissions pas compter sur toi pour que priment les intérêts humains face aux purs intérêts financiers. » et pour finir : « Nous ne pouvons pas aller plus loin, nous n’avons simplement plus d’avenir avec le modèle économique que tu défends ».

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Alternatiba, vous connaissez?

Alternatiba à Luxembourg ville
Les membres d’Alternatiba rencontrent Carole Dieschbourg à Luxembourg Ville © Alternatiba

Le Tour Alternatiba, c’est un tour de France et d’Europe à vélo, pour promouvoir les alternatives écologiques et la transition énergétique dans l’espoir de limiter le réchauffement climatique. Un périple de 5 600 kms parti le 5 juin de Bayonne. Leur objectif : faire pression sur les décideurs et sensibiliser l’opinion publique à l’urgence écologiste. Plus de 150 000 citoyens européens ont déjà participé à un Alternatiba, village des alternatives au changement climatique, ou à une étape du Tour Alternatiba.

Après avoir parcouru déjà 2800 km, les cyclistes sont arrivés ce mardi 27  juillet à Luxembourg Ville où ils ont rencontré Carole Dieschbourg, Ministre de l’Environnement luxembourgeoise et présidente du Conseil Environnement de l’Union Européenne (UE) en charge de coordonner la position de l’UE pour la COP21.

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