Archives de catégorie : Faune

Nature Nièvre : le blaireau

Meles meles, badger, blaireau, Vosges, 2018

Avec son museau pointu rayé de noir et blanc, le blaireau est facile à reconnaître. Il creuse d’énorme terriers appelé blaireautières utilisés de générations en générations. Nocturne, il se nourrit principalement d’escargots, de vers et d’insectes. L’été, il complète ce régime hyper protéiné avec des fruits. Accusés de faire des dégâts dans les cultures, il est pourchassé 8 mois par an à tir, mais aussi par déterrage, ce qui consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, creuser afin de pouvoir les saisir avec des pinces pour finir par les tuer alors qu’ils sont dans un état de stress inimaginable.

La demande de prolongation de vénerie sous terre ou déterrage des blaireau, pratique extrêmement cruelle, dans la Nièvre fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 27 avril. Vous trouverez comment y participer ainsi qu’un argumentaire sur le site de l’AVES. Le blaireau compte sur vous !

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Nature Nièvre : le troglodyte mignon

Troglodyte mignonVentre cappuccino, dos cannelle agrémenté de fines barres sombre, bec fin et queue dressée, le troglodyte mignon est joli comme tout. Ce tout petit oiseau, 15 grammes et 9 cm environ, possède un chant très puissant. C’est un Don Juan qui construit plein de nids pour attirer plusieurs femelles. Un seul mâle peut ainsi avoir 2 ou 3 familles. Très territorial, il ne supporte aucun intrus sur son territoire mais lorsqu’il fait très froid, il rejoint ses congénères dans un dortoir, histoire de se tenir chaud.

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Nature Nièvre : le pyrrhocore

Facile à voir et facile à reconnaître grâce à leur dessin de masque africain, les pyrrhocores ou gendarmes sont jolis comme tout et bien connus des enfants. On les appelle aussi «cherche-midi» à cause de leur amour immodéré pour le soleil. Au cours de la journée, ils se chauffent sur la partie la plus exposée de leur support et suivent le déplacement de l’astre. Leurs accouplements dos à dos, qui peuvent durer une trentaine d’heures ne passent pas inaperçus. Les gendarmes, comme toutes les punaises, sécrètent des substances répulsives et le font savoir par leurs couleurs : le rouge, associé au noir, forme un signal visuel extrêmement fort qui annonce le danger comme nos panneaux routiers !
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Nature Nièvre : le canard colvert

Canard colvert
Ce beau canard sauvage ne plonge pas pour trouver sa nourriture mais immerge sa tête et l’avant de son corps ne laissant dépasser que son derrière. C’est donc un canard de surface dit aussi barboteur. On le trouve partout même sur les bassins au cœur des villes. La France compterait entre 30 000 et 60 000 couples nicheurs. On l’identifie à sa tête verte, son miroir alaire bleu irisé et son bec jaune. Il ne dort que d’un œil : les scientifiques ont découvert récemment qu’il est capable de contrôler veille et sommeil indépendamment avec chacun des deux hémisphères comme les cétacés. Un sacré phénomène ce colvert que je vous invite à découvrir :
en écoutant ma chronique sur RCF  (5′55″)
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Nature Nièvre : les insectes en hiver

Oothèque de mante religieuse
Lorsque les températures baissent, presque tous les insectes disparaissent. Pourtant, au printemps, ils ressurgissent comme par miracle. Mais où se cachaient-ils donc ? Pour nombre d’entre eux, les adultes se sont reproduits et ont pondus pendant l’été ou l’automne avant de périr tous. Ce sont donc uniquement leurs œufs ou leurs larves qui survivent en hiver. D’autres passent la mauvaise saison sous forme de chrysalides. D’autres encore conservent leur état adulte : les coccinelles réduisent leur métabolisme au strict minimum tandis que les abeilles vivent au ralenti dans la ruche.

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