A l’automne, j’ai assisté au travail de camouflage de noix par l’écureuil. Je ne l’ai guère vu cet hiver. Il n’en avait pas pour autant oublié ses provisions. Après des semaines estivales, la fraîcheur était de retour aujourd’hui… Est-ce pour cela que le petit rouquin s’est souvenu de ces gourmandises? Petite séquence comme j’aime ! ☞ suite
La corrida est culturelle, l’excision aussi!
La nouvelle est tombée ce week-end. J’écoutais France Inter dans ma voiture. Le « président » de l’association taurine de Arles – je ne suis pas sûre de son titre – se félicitait de cette merveilleuse nouvelle qui arrivait justement pendant la féria de Pâques. Il n’a pas manqué de se réjouir de l’effet que ferait cette info sur la « secte » (dixit) écolo des amis des bêtes. Inutile de vous dire que cette phrase gratuitement agressive m’a vraiment énervée. Le triomphe primaire n’a rien de glorieux. Oui la corrida est une affaire de culture mais l’excision aussi. Et en France, tout le monde trouve normal de s’élever contre cette dernière et de demander un changement de mentalité à ces sociétés qui pratiquent encore cette barbarie au nom de la tradition. La culture n’excuse pas tout. De plus, la corrida est sortie depuis longtemps de son cadre culturel originel.☞ lire la suite
Mon jardin sauvage
Vivre et accueillir la nature au quotidien, tel le sous-titre de ce livre magique. Non je ne me trompe pas de qualificatif, Aino Adriaens a l’art de nous conduire d’émerveillement en émerveillement. Son texte est magnifique, tantôt totalement poétique, tantôt complètement dans le concret ou encore pédagogique. Elle nous parle donc des quatre saisons de son jardin dédié à la vie. Voilà treize ans qu’elle donne toute sa place à la nature sans pour autant se laisser déborder. Son secret: beaucoup d’écoute, de la tolérance et surtout une indépendance d’esprit. Elle a tourné le dos à l’idée reçue du beau jardin sans herbes folles et aux plate-bandes bien dessinées à coup d’herbicides et autres pesticides. ☞ suite
Beni le bonobo, héros du film d’Alain Tixier
La grande forêt tropicale… un jeune bonobo insouciant avec une maman attentive, un peu autoritaire à son goût, lui qui rêve d’explorer le monde. Les premières images du film d’Alain Tixier sont idylliques jusqu’au vent de panique que provoque, chez les singes, l’irruption des humains. ☞ lire la suite
De Nagasaki à Fukushima
Ce qui se passe au Japon nous bouleverse et nous fait peur. Comment ce peuple qui a connu Nagasaki a-t-il pu s’engouffrer dans le nucléaire malgré un territoire à risque majeur ? La question me trotte dans la tête depuis l’annonce de la catastrophe. Une ébauche de réponse m’est apparue, d’un coup, et comme souvent, à partir d’un tout autre sujet : notre dépendance aux machines. N’y aurait-il pas eu pour les japonais, matière à résilience dans la maîtrise de la technique nucléaire qui les avait si profondément blessés ? Mais, n’est-ce pas, plus simplement, l’ivresse de tous les humains ?
De Nagasaki à Fukushima, de 1945 à 2011, nous n’avons pas cessé de construire des machines de plus en plus sophistiquées persuadés que leur puissance était notre puissance. En les dotant de mémoire, nous les avons même rendu intelligentes à tel point qu’elles finissent par nous échapper de plus en plus. Nous sommes, à notre insu, tombés de Charybde en Scylla : en voulant nous libérer de notre condition animale, nous sommes devenus les esclaves de ces monstres à bien des égards fascinants. Personnellement, si je sais encore visser une vis sans visseuse – ce qui est de plus en plus rare – je ne vois vraiment pas comment je me passerai de mon ordinateur!
Piégée, je le suis donc comme nous tous. L’homme dans sa folie dominatrice a espéré échapper à sa condition. Nos échecs actuels (épuisement des énergies fossiles, pollution) ajoutés aux déchaînements de la nature devraient nous ramener à plus de modestie. Mais en Libye, on prépare une nouvelle guerre même si on ne l’appelle qu’intervention militaire, avec l’utilisation probable des mêmes armes à uranium appauvri qu’en Irak, les industriels du pétrole veulent exploiter nos sous-sols, les industries pharmaceutiques veulent s’accaparer les plantes, ceux de l’agro-alimentaire de la totalité des semences… et aucun individu ne veut céder d’un pouce sur ce qu’il croit être son petit confort : consommer, consommer, consommer, ce que d’autres appellent le progrès !!! Alors je suis entre colère et tristesse. Combien faudra-t-il donc de Fukushima pour retrouver simplement le bon sens ?
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