Pollen, un film signé Disney Nature

Une chauve-souris pollinise les fleurs de cactus

D’abord de l’émerveillement avec des images d’une beauté époustouflante et quelques séquences carrément magiques : la fécondation en pleine nuit, des cactus du désert mexicain par des chauves-souris, celle d’une orchidée coryanthes par une abeille dans la forêt équatorienne et la migration des papillons monarques du Canada jusqu’au Mexique.

Quatre ans ont été nécessaires pour réaliser Pollen. Ce nouveau film proposé par Disney Nature démontre l’importance de la pollinisation. Il fait aussi découvrir que, contrairement aux idées reçues, elle n’est pas l’oeuvre des seules abeilles, mais aussi des bourdons, des papillons et encore de certains oiseaux (colibris) et mammifères (chauve-souris).  Après une heure d’images sublimes, cinq minutes de plans brefs mais très complets sur l’épandage des pesticides dans l’agriculture industrielle, les maladies des ruches, les dégâts causés par l’industrie chimique et l’urbanisation à outrance.

Sans alourdir, sans culpabiliser, le documentaire est très explicite sur les conséquences : le risque d’une baisse rapide de la fructification des fruits et des légumes, indispensable à la vie sur terre. C’est une réussite de communication écologique. Ce film grand public porté par le label Disney va, c’est sûr, toucher un très grand nombre de spectateurs au contraire de bien des documentaires qui ne déplacent  hélas souvent qu’un public déjà convaincu quelle que soit leur qualité. Courez donc le voir et recommandez autour de vous d’autant qu’il s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Affiche du film PollenPOLLEN
Notre futur dépend d’une histoire d’amour
Sortie au cinéma ce mercredi 16 mars.

Plus d’infos sur www.disney.fr

Notre poison quotidien

Notre poison quotidienAprès Le monde selon Monsanto, Marie Monique Robin a enquêté sur les « poisons » chimiques qui « contaminent » nos aliments: pesticides, additifs et emballages alimentaires. « Je dis bien « poisons » et « contaminent », souligne la journaliste car si ces substances ne présentaient pas de « risques » pour la santé humaine, nous n’aurions pas besoin de réglementer leur usage. » Autre preuve sans doute, la reconnaissance par la MSA (sécu des agriculteurs) de certaines maladies provoquées par l’exposition aux pesticides comme maladie professionnelle. La première séquence du film est d’ailleurs consacrée à la rencontre de Ruffec qui s’est tenue en janvier 2010. Une trentaine d’agriculteurs malades, victimes des pesticides, étaient venus témoigner.

La journaliste a enquêté pendant deux ans. Elle est remontée méthodiquement aux sources, a tapé aux portes et… relevé plein d’énormités. Marie-Monique Robin sait poser les bonnes questions. Mieux elle apporte des réponses imparables et révoltantes. Saura-t-on l’entendre dans les sphères décisionnaires ? Sans doute le pouvoir de l’argent sera encore le plus fort, mais à force de se fissurer, l’édifice pourrait s’écrouler un jour. Les récents évènements en Tunisie et Egypte montrent que le plus improbable peut se réaliser. Espérons simplement qu’il ne faille pas attendre des dizaines et des dizaines de morts pour que cesse cette folle course en avant, ce suicide collectif. Yannick Chénet à qui Marie-Monique Robin dédie ce film est le premier. Cet agriculteur de 45 ans qui a osé rompre le silence est décédé en janvier des suites d’une leucémie, myéloïde de type 4 qui s’est développée suite à une exposition chronique au benzène contenu dans les pesticides qu’il utilisait sur ses cultures.

Notre poison quotidien sera diffusé sur Arte ce 15 mars, 20h40. A ne rater sous aucun prétexte. Le film sera suivi d’un débat avec Marie-Monique Robin. Le DVD sera disponible dès le 16.
Rediffusion le 18 mars à 10 h 30, le 26 mars à 14 h 30 et le 14 avril à 14 h 45.
Son livre, même titre, avec encore plus de témoignages, sera en librairie dès le 10 mars.

Voir le blog de Marie-Monique Robin

Le numérique fait le ménage

1,5 à 2 millions de Français ne regardent pas la télévision. C’est peanuts mais c’est quand même 3 % de la population plus que les chasseurs qui ne représentent que 2% des français! Et dieu sait s’ils sont courtisés par les politiques notamment ! Depuis 2000, la consommation est stabilisée. N’empêche que, si on rassemble ses heures, un téléspectateur lambda passe six semaines pas an, soit 11,5 % de son temps devant son écran. Par contre, la consommation est nettement en baisse chez les 15-16 ans. Par ailleurs, le passage au numérique aident certains à franchir le pas : plutôt que de racheter un poste ou de se procurer un décodeur, ils abandonnent la télé.
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Les radiations nucléaires rétrécissent les cerveaux des oiseaux

« Les oiseaux nichant autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl ont des cervelles de 5% plus petites que celles de leurs congénères vivant ailleurs. C’est ce que révèlent les travaux de l’ornithologue Anders Moller, qui a étudié en 2010 546 oiseaux de 46 espèces différentes de cette région. Si cette réduction du volume cérébral semble bien être liée à l’exposition aux radiations nucléaires, son mécanisme n’a pas été élucidé. » No comment.

Lu dans le Figaro Magazine n° 20711, 5 mars 2011

Gaz de schistes: vers un crime écologique majeur?

Au moins 10 000 personnes (chiffre de la police) ont participé à la manifestation ardéchoise du 26 février 2011. Les permis d’exploitation des gaz de schistes octroyés par nos gouvernants en catimini donc, sans avoir consulté ni même pris la peine d’informé les élus, sont une insulte à la démocratie. Les interrogations des quelque 20 000 personnes (chiffre des organisateurs) à s’être déplacées sont totalement légitimes. En effet, on a le devoir de se demander pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, ne publie pas la liste complète de tous les permis concédés ? Pourquoi la mission d’expertise n’a pas été décidée avant l’octroi des permis ? Pourquoi a-t-elle été confiée à ceux qui ont lancé le programme ? Pourquoi la liste des produits chimiques utilisés ne peut pas être communiquée ? Pourquoi le secret professionnel qui protège les industriels devrait être maintenu puisqu’il s’agit de la santé potentielle de milliers d’individus ? Cette liste de « pourquoi » n’est pas exhaustive.

Lire la suite de cet édito paru sur le site des JNE (Association des journalistes et écrivains pour la Nature et l’Ecologie)