3,3 millions d’euros attribués à « Leche » un programme de recherche européen sur 4 ans pour établir le lien entre les origines de l’élevage laitier au néolithique et la capacité des hommes à digérer le lait à l’âge adulte, c’est formidable, surtout que la plus grosse partie de cet argent va financer les salaires de jeunes chercheurs.
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Darwin, c’est tout bête!
Vous connaissez Marc Giraud? C’est un naturaliste qui raconte la vie des animaux avec beaucoup d’humour illustrant son propos d’un festival d’anecdotes irrésistibles. Il est l’auteur de Darwin, c’est tout bête – Mille et une histoires d’animaux pour comprendre l’évolution, l’un des quelques cinquante ouvrages parus pour fêter à la fois le bicentenaire de la naissance de Darwin et le cent cinquantième anniversaire de la parution de L’origine des espèces mais le seul à aborder la théorie par la vie des bêtes, donc loin de la « biol mol » (biologie moléculaire) ou du créationnisme (théorie qui définit la création comme l’œuvre exclusive de Dieu) qui semblent obséder la plupart des auteurs.
Son choix est d’autant plus légitime que, avec son ouvrage L’expression des émotions chez l’homme et les animaux , Darwin est l’un des fondateurs de l’éthologie. Sans se prendre au sérieux, Marc Giraud nous livre un ouvrage très sérieux. Il explique de sa plume alerte, avec simplicité, des expressions comme « adaptation au milieu », « sélection naturelle » ou « évolution des espèces » souvent utilisées, rarement maîtrisées et surtout, il illustre ses propos de nombreux exemples, des méduses volantes aux scarabées péteurs en passant par la ceinture de chasteté des moustiques ou l’altruisme du vampire. Le militant de la protection de la nature – Marc est vice président de l’Aspas – n’est jamais loin. « Ils vont nous manquer » affirme-t-il sans rire! Bref, jetez vous sur ce livre qui vient de paraître aux Éditions Robert Laffont. Vous comprendrez sans vous prendre la tête pourquoi la théorie de l’évolution de Charles Darwin a changé le cours des Sciences tout en apprenant plein de choses sur les petites et grosses bêtes qui nous entourent!
La nature se féminise
Dans le Elle daté du 24 janvier 2009, Marie-Françoise Colombani s’insurge à propos d’un article paru dans L’Osservatore Romano, le journal du Vatican. Il y serait dit que « La pilule aurait depuis des années, des effets dévastateurs sur l’environnement » à cause des « tonnes d’hormones relâchées dans la nature via les urines de femmes qui la prennent ». Et Marie-Françoise Colombani de voir là l’antiféminisme notoire du Vatican qui ne perd jamais une occasion de stigmatiser sainte Coupable, l’Eve tentatrice qui a tendue cette fichue pomme à Adam, donc Nous! ☞ suite
Courchevel côté nature
Une journée à Courchevel… j’avais le choix entre le ski, le farniente, le shopping… mais j’avais envie de nature alors, j’ai choisi la balade en raquette. A 5 minutes de la Croisette (Courchevel 1850) déjà un autre monde. ☞ suite
Le Kočani Orkestar: une échappée belle!
Ce soir, je suis allée au Théâtre de la Ville entendre le Kočani Orkestar, cet orchestre macédonien découvert par Kusterica pour son film, Le Temps des Gitans, il y a déjà vingt ans. Rien que tous ces mâles souffleurs – 8 sur les 11 musiciens jouent clarinette, saxo, tuba, trompette – c’était déjà exotique. J’avais du mal à rester assise sur cette musique pétillante faite pour danser. Mais bon, nous étions dans une salle de spectacle, gentiment installer dans nos fauteuils. C’était compter sans la liberté tsigane.
A la fin, après un petit conciliabule, les voilà de retour pour un bis hors norme. La fanfare a d’abord remonté la salle puis l’a redescendu par l’autre escalier avant de sortir nous entraînant tous à sa suite. Et pendant une bonne vingtaine de minutes, le concert s’est poursuivi dans le foyer habituellement réservé aux dédicaces et là, bien sûr, les spectateurs se sont mis à danser, enfin pas tout de suite – la rigidité sociale est bien ancrée en nous – mais assez vite quand même. Ceux qui ne dansaient pas bougeaient simplement en rythme, mais ce qui était magique, c’était tous les regards qui brillaient, les sourires qui s’échangeaient…
Depuis le temps que je suis abonnée au Théâtre de la ville, j’ai vu se passer plein de choses, plein de partages, mais jamais l’occupation de tout le théâtre! J’y ai senti la générosité, l’altruisme, la joie de vivre tout simplement qui, ici, nous manquent tant. C’était un beau cadeau, une échappée belle ailleurs, un rafraîchissement de l’esprit, un vrai voyage quoi! Ah oui, au fait, Kočani, c’est le nom d’une bourgade, à 150 km de Skopje, près de la frontière bulgare… Je ne connais pas la Macédoine mais, ce Kočani Orkestar, en super ambassadeur, me donne bien envie d’aller voir ce qui se passe là-bas…
