La France sauvage

10 fois 52 minutes sur notre faune. On se promène à travers toute la France sauvage. Chaque épisode nous entraîne vers une nouvelle région à la découverte d’un nouvel écosystème. «Nous avons la chance d’avoir des milieux très différents, des steppes méditerranéennes, des hautes montagnes, un vrai océan, un fleuve libre. D’ailleurs, sur la Loire, il y a même des endroits qui ressemblent à la l’Amazonie », explique Marc Giraud, l’auteur. « La France est une sorte de résumé de toutes les beautés du monde », conclut-il. Oui, mais voilà, toutes ces merveilles qui sont là, tout près de nous, sont trop souvent méconnues. Le principal but de cette série est donc de les faire découvrir, car « on n’aime que ce que l’on connaît et on ne protège que ce que l’on aime », affirme Valérie Grenon, la productrice.
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Hiver

J’aime la pause hivernale, la bise qui gifle les joues et le chocolat chaud auprès du feu. Les journées sont courtes. C’est le temps du cocooning avec ses longues soirées de lecture et de musique. C’est le temps aussi où les animaux redeviennent visibles. J’ai surpris cette biche dans la forêt, merveilleux cadeau réservé aux promeneurs silencieux. ☞ lire la suite

Notre-Dame-des-Landes

L’arrivée au pouvoir de François Mitterrand a mis fin à un conflit de onze ans au Larzac. L’arrivée de François Hollande en a déclenché un de même acabit: la défense d’un lieu de vie par ses habitants. A Notre-Dame-des-Landes, comme au Larzac, la décision est arbitraire, injuste et injustifiée car dans les deux cas, un lieu de nature exceptionnelle est condamné au nom… de quoi? D’un caprice oligarchique, il n’y a guère d’autre mot qui convienne.

Que ce nouveau conflit ait pris une ampleur nationale après l’envoi de la force armée alors que, dans les discours, le gouvernement tout neuf ne parlait encore que de concertation, n’est pas étonnant. Et c’est rassurant et légitime. La nature appartient à tous et détruire une zone humide indispensable au maintien de la biodiversité est un crime contre la vie. Tout le monde sait, même ceux qui veulent cet aéroport, et malgré leur déni, que ce projet va contribuer encore un peu plus à la crise climatique et à la crise économique (le projet est estimé à 580 millions d’euros et à près de 3 milliards avec les aménagements routiers et ferroviaires). Alors oui, il est normal que les français qui vont devoir payer, au sens propre et au sens figuré, uniquement pour servir la vanité d’un seul homme se révoltent.

Même si je ne me suis pas encore déplacée en Vendée, je suis avec ces milliers de personnes qui se sont mis en chemin pour dire Non. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont tout faux. Et François Hollande qui a confié la France à cet homme est encore plus blâmable. Ils se sont jeté dans une impasse. Soit ils parviennent à leur fin, et ils laisseront dans l’histoire l’image d’une fierté calamiteuse et d’un manque totale de responsabilité, soit ils cèdent à la force populaire et renoncent. Le mieux, ne serait-il pas d’entendre et de voir pendant qu’il en est encore temps. Mais est-ce possible au royaume des sourds et des aveugles où règnent ceux qui pensent être les puissants du monde?

☞ A lire Notre-Dame-des-Landes : le nouveau Larzac ? paru sur ce blog le 15 juillet 2012 et mes réserves sur ce premier ministre promoteur  de cet aéroport dans « Un nouveau cycle politique mais quid de l’écologie » paru sur ce blog le 15 mai 2012.

Requins: un grand pas en avant dans la lutte du finning

C’est bien connu la vie est une succession d’agacements et de satisfactions ! Hier j’étais en colère, aujourd’hui, je me réjouis. Je viens de recevoir une bonne nouvelle en faveur d’un autre mal-aimé, le requin. 566 députés européens viennent de voter en faveur de la correction des failles que comporte l’interdiction communautaire du finning des requins. Cette pratique barbare consiste à découper les nageoires d’un requin et à rejeter la carcasse à la mer. L’animal qui ne peut plus nager s’asphyxie lentement et meurt dans des souffrances atroces. Par ailleurs, dans une époque où des millions de gens connaissent la famine, c’est un épouvantable gâchis.

Depuis 2003, le finning est interdit mais des pêcheurs disposaient d’un permis spécial pour enlever les nageoires des requins à bord des navires, et donc de les débarquer séparément de leurs carcasses, le reste du poisson étant préparé à bord. Bien qu’un système basé sur la proportionnalité entre le poids des nageoires et le poids de requin qui devait par ailleurs se trouver à bord devait permettre un contrôle, ce permis spécial contribuait à « blanchir » du finning. Donc désormais, les requins pêchés devront être débarqués entier au port avec leurs ailerons naturellement attachés.

La loi fait donc un grand pas en avant mais, pour sauver les requins, il faudrait que les amateurs asiatiques de soupe aux ailerons de requins prêt à payer une fortune pour s’offrir un plaisir éphémère qui entretient un marché clandestin juteux, acceptent d’y renoncer volontairement. Car, à ce rythme, un jour pas si lointain, ils risquent d’y être contraints, faute de requins!

A noter le travail exemplaire de l’association Shark Alliance qui travaille sans relâche pour la sauvegarde des requins. ☞ plus d’infos