Les martinets vont bientôt arriver. Moi, quand j’entends leur cris, je me dis que l’été est là, tout proche. D’une certaine manière le martinet noir ressemble à l’hirondelle et souvent les personnes non averties les confondent. Pourtant ces oiseaux ne sont même pas cousins. Le martinet a un mode de vie exclusivement aérien. C’est une extraordinaire machine volante. Roi du piqué fulgurant et des ascensions vertigineuses, maître des loopings et des tonneaux, il s’autorise des pointes à 150 voire 200 kilomètres à l’heure. Les observer chasser en fin de journée donne le tournis.
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Archives par mot-clé : oiseaux
L’empereur, un film de Luc Jacquet
Le dernier film de Luc Jacquet vient de sortir sur les écrans. C’est un film absolument superbe. On prend un immense plaisir à voir ces images sublimes. Mais pourtant, je suis restée sur ma faim. On sait tout de la biologie de ce manchot, mais, finalement, on ne sait rien sur sa vie. Quels autres animaux côtoie-t-il ? Qui sont ses prédateurs ? Quelles menaces pèsent sur lui ? C’est d’autant plus surprenant que ce film a été impulsé par la mission scientifique Antarctica. Je vous conseille néanmoins d’aller le voir, pour le plaisir de la belle image. ☞ lire la suite
Tambourinage chez les pics

En ce moment, les pics tambourinent. lorsqu’on se promène, si on ne connait pas, on ne peut que ce demander qu’elle est cette salve rapide et sonore qui raisonne dans la campagne et les bois. De fait, ces oiseaux la produisent tout à fait intentionnellement contre un tronc sec, une branche morte ou parfois un poteau ou une pièce de métal. Ces percussionnistes hors pair, signalent ainsi leur présence à leurs rivaux et… à leur belle car la drague chez les pics se fait au roulement de tambour. ☞ lire la suite
Les oiseaux de la mangeoire
Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.
Rougegorge
Saviez-vous qu’en Angleterre, le rougegorge est le symbole de Noël. Il décore les cartes de vœux et les papiers cadeau. Une légende dit que la tache qui orne sa poitrine serait une goutte du sang du Christ car l’oiseau lui aurait rendu visite sur la croix.
Le rougegorge familier doit son nom à son aisance à fréquenter les humains. Le jardinier le sait bien. L’oiseau est là, tout près, dès fois qu’un repas sautillant, genre ver de terre ou coléoptères, sorte de terre. Cette attitude viendrait du temps où les rougegorges vivaient essentiellement en forêt et dénichaient leur nourriture auprès des sangliers ou des cerfs qui remuent fréquemment le sol. Il y a toujours à glaner dans ces travaux de terrassement et le jardinier que nous sommes est lui aussi un gros mammifère qui remue la terre. ☞ lire la suite
