Archives par mot-clé : Planète Nièvre

Planète Nièvre : habitat participatif, vivre autrement

Pour cette nouvelle émission de Planète. Nièvre, nous nous sommes rendu à Urzy au moulin du Greux où nous avons rencontré Catherine Marcadier, Martin Bouté et Faustin Thierry. Tous les trois se sont lancé dans l’aventure de l’habitat participatif. Nous avons également rencontré Gérard Fontaine, directeur du conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de la Nièvre (CAUE 58), dont l’un des rôles principaux est le conseil.

Vivre dans un habitat participatif n’est pas vivre en communauté. Chacun dispose d’espaces privatifs et bénéficie, en plus, d’un accès à des espaces à partager comme un jardin ou des pièces de vie. L’habitat participatif est une manière de se réapproprier les décisions et responsabilités de l’acte de construire ou de rénover, d’adapter et d’entretenir son lieu de vie en cohérence avec des valeurs partagées par tous.

Les partenaires du projet du moulin du Greux ont choisi de créer une société civile immobilière d’attribution (SCIA) qui permet d’acquérir à plusieurs, sous forme de part, avec des lots qui sont attribués et des prises de décisions collectives et démocratique sous forme de consentement/consensus. Parallèlement, l’association des 3 HOPS rassemblent une vingtaine de personnes qui soutient le projet et participe notamment aux chantiers participatifs organisés une fois par mois.

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Planète Nièvre : Jouets et friandises

C’est de saison, pour cette dernière émission de l’année, nous nous sommes intéressés aux jouets et aux friandises que nous offrons à nos enfants. Faire plaisir est bien naturel mais comment éviter les pièges de cette fête de la consommation qu’est devenu Noël. Les industriels savent y faire pour nous tromper. Ces dernières années, on a découvert que jouets et bonbons pouvaient être très toxiques pour nos enfants.

Sous prétexte d’économie circulaire, certains jouets sont fabriqués avec des matérieux recyclés qui peuvent contenir des produits toxiques dangereux comme le brome. Des analyses ont montré que l’on pouvait y trouver aussi PVC, phtalates, formaldéhyde, métaux lourds, colorants azoïques. Du côté des friandises industrielles, la plupart contiennent des nanoparticules comme le dioxyde de titane (E171) ou le dyoxide de silicium (E551) or ces particules minuscules de un dix millième de millimètre passent les barrières de notre corps et peuvent arriver au noyau des cellules. Et là, elles peuvent détériorer l’ADN, c’est à dire notre signature génétique.

Que pouvons-nous faire ? Etre vigilant, lire les étiquettes et choisir d’aller acheter ses jouets chez des petits commerçants soucieux de proposer des produits sains et écologiques. Il en existe dans presque toutes les villes. Dans la Nièvre, à Nevers, Jean de la Lune et la Boutique enchantée, à La Charité sur Loire, la Quincaillerie et à Corbigny, La tête à Toto. Le bouche à oreille est la meilleure source pour les connaître. Nous avons rencontré, Nadine Poidvin, propriétaire du magasin de jouets Jean de la Lune, très soucieuse de proposer des jouets, joli, éducatifs, de bonne qualité et écologiques. Quant aux bonbons, sont-ils si bons ? Il existe des alternatives maison et en plus, on peut associer les enfants pour les fabriquer. Ils adorent !

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Planète Nièvre – Abattoir de Corbigny, vers un autre modèle ?

C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce qu’il concerne à la fois l’alimentation et le bien être animal. Le monde industriel s’est emparé de tout le vivant, y compris nous, en nous manipulant pour faire de nous de parfaits consommateurs. Face à la décision de Sicarev qui ne souhaite plus exploiter l’abattoir mucipal de Corbigny, la mairie, la communauté de communes, les éleveurs, les bouchers gèrent ensemble cette situation délicate. Un comité de pilotage a été constitué, un bureau d’étude a été nommé et la solution la plus viable apparaît devoir être locale avec une réorientation de l’élevage de proximité.

Par ailleurs, depuis quelques temps déjà, des éleveurs s’interrogent pour éviter à leurs animaux la souffrance de cette dernière étape. Nous avons assisté à un colloque sur l’abattage à la ferme à Tracy Saint-Loup en Saône et Loire organisé par Bio Bourgogne. La loi agriculture alimentation a prévu dans son article 73, la mise en place d’expérimentations d’abattoirs mobiles sur le territoire français, une très bonne nouvelle. Nous sommes incontestablement à un moment où, la prise de conscience citoyenne aidant, les changements de paradigmes sont en cours. C’est le sujet de cette émission.

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Planète Nièvre : glyphosate, pourquoi tant de résistance ?

Le 15 septembre dernier, 42 députés sur 80 votants ont refusé d’inscrire dans la loi Alimentation/Agriculture, l’interdiction dans les trois ans du glyphosate, herbicide gravement toxique alors qu’une majorité  de français ont désormais pris conscience de la dangerosité des pesticides et souhaitent son interdiction. Pourquoi tant de résistance ? C’est ce que nous avons cherché à comprendre. 

Pour cela nous avons exploré les arguments des pro-glyphosates qui souhaitent remplacer une molécule par une autre, argumentant également la mise en concurrence déloyale avec les autres céréaliers européens qui eux pourront utilisé l’herbicide pendant encore cinq ans ainsi que les différentes techniques pour s’en passer, labours profonds, rotations plus larges des cultures et aussi semis dans paillis. Nous nous sommes également interrogé sur le rôle ambigu des coopératives qui, à la fois, conseillent les agriculteurs adhérents, leurs vendent semences et produits phytosanitaires et leur achètent leur production, d’autant qu’elles se retrouvent aujourd’hui au sein des grands groupes de l’agroalimentaire qui eux mêmes investissent dans les pesticides. Enfin, nous avons constaté le rôle non négligeable de la mondialisation : pour être concurrentielles, les céréales à l’exportation doivent être produites au plus bas coût, ce que permet le glyphosate. Entre la santé des humains, la biodiversité et l’argent, une fois encore le choix a été fait au profit de l’argent !

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Planète Nièvre : tous en selle !

Pour que la pratique du vélo décolle, il faudrait un coup de pouce des politiques mais les gouvernements se succèdent et les plans vélos fantômes aussi. On attend celui du gouvernement Macron en septembre mais avec la démission de Nicolas Hulot, ne risque-t-on pas de devoir attendre encore ? Ce serait les moyens alloués à ce plan, quelques 200 millions d’Euros sur trois ans, qui coincerait du côté de Bercy. Pourtant cela ne ferait que 3 € par habitants et par an. Actuellement, ce sont les collectivités locales, agglomérations, villes, régions, qui doivent prendre en charge la création des infrastructures indispensables pour la sécurité des cyclistes mais aussi de leur vélo.

Faut-il attendre pour se mettre en selle ? Non, nous disent nos deux intervenantes, Marie, cycliste depuis 15 ans et Swanee Ravonison qui a ouvert la fée du vélo, une boutique très conviviale à Nevers. En plus, le vélo c’est sain, excellent pour les muscles et le cerveau, bon pour l’économie locale, ça ne pollue pas, ça ne coûte pas cher et c’est facile. Et si le vélo urbain, au quotidien, rebute certains, osons le vélo loisir.  Faire des vacances à vélo, c’est aussi bon pour la planète.

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