Tous les articles par D.B.

Open Agrifood à Orléans : une opération pour verdir l’agrobusiness

Une partition bien connue de tous les lobbyistes va se jouer ces jeudis 20 et vendredi 21 novembre à Orléans. Elle a été inventée par les industriels du tabac. Il s’agit d’organiser un grand colloque et s’arranger pour qu’aux yeux du public, il passe pour objectif et scientifique. Cette fois, c’est l’agro-industrie qui est le sujet à verdir. La manifestation orléanaise initiée par Xavier Beulin (gros céréalier de la région, patron de la FNSEA et d’une énorme boîte de l’agro-industrie, Sofiprotéol, dont le chiffre d’affaires atteint 7 milliard d’euros) se dit être un  « Forum international de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Distribution Responsable ». Il s’agit pour eux de mettre en place la « 3ème révolution agricole et alimentaire » c’est à dire, vous l’aurez deviné, de définir et imposer le modèle alimentaire des générations futures en s’appuyant sur une agriculture et une industrie de transformation « innovantes » et  compétitives.

Les partisans de l’agriculture paysanne (La Confédération paysanne, L’Ardear, Nature Centre…) organisent une contre manifestation. Après une marche citoyenne devant le théâtre d’Orléans le jeudi 20 novembre, un apéritif paysan sera offert. Il y aura quelques animaux et un tracteur, des étales de marché et des produits paysans. Cette contre-manifestation veut montrer qu’une autre voie est possible. Venez nombreux.

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Fabrice Nicolino enquête sur l’industrie chimique


Un empoisonnement universel, le nouveau livre de Fabrice Nicolino, traite de la contamination chimique généralisée qui nous est imposée par l’industrie chimique.  Lorsqu’on referme le livre, on est très en colère et, en même temps, on se sent très impuissant. Pourtant je vous le recommande car il est nécessaire de savoir comment on en est arrivé là. Fabrice Nicolino part des origines, passant en revue les chimistes d’avant la chimie comme Empédocle, jusqu’à nos jours avec un passage obligé par les champs de bataille. ☞ lire la suite

La mise à mort des arbres

Avez-vous noter comme moi la multiplication de faits anti-démocratiques, entre autres, on démarre les travaux avant que la décision administrative soit prise comme ça on ne peut plus revenir en arrière. C’est du fait accompli. Et cela commence souvent par l’abattage d’arbres.

A Sivens, le déboisement a été achevé quelques heures avant que le Tribunal administratif ne rende son avis. A Bourges, 82 arbres (140 arbres sans doute à terme) vont être abattus à partir du 12 novembre sous le prétexte de permettre les fouilles archéologiques qui doivent précéder la construction de la nouvelle maison de la culture.

Le dossier est épineux. On aurait pu reconstruire à l’emplacement de l’ancienne dont seule la façade demeure ne serait-ce que parce qu’elle fut la première en France. Elle avait été inaugurée par André Malraux en 1963. Mais la municipalité encore sous la houlette de Serge Lepeltier a fait un autre choix d’autant plus contesté que, apparemment, la capacité d’accueil ne sera pas augmenté et qu’il faudra bien faire quelque chose derrière la façade classée de l’ancien bâtiment. Pascal Blanc, le nouveau maire, veut mener à bien ce projet très onéreux (L’aide demandée à l’État a peu de chance d’aboutir. Par ailleurs, Pascal Blanc souhaite que Bourges plus, la communauté d’agglomération dont il est aussi président, mettre la main au porte-monnaie.) qui implique le sacrifice des arbres.

Bon nombre d’associations ne sont pas d’accord et invite les berruyers à manifester leur désapprobation, le jeudi 6 novembre à 8h place Séraucourt.  Aujourd’hui, place du 8 mai 45,  une cinquantaine de personnes a planté un arbre en la mémoire de Rémi Fraisse, un acte naturellement symbolique qui relie deux évènements où on fait passer des projets en force. A propos de Sivens, je vous recommande la lecture d’un article limpide, Sivens, un barrage à contretemps, par Jacques Caplat. Son analyse est exemplaire et montre bien cette dérive très inquiétante de décideurs qui ne respectent plus le droit.

Totnes, ville en transition

Totnes est une jolie petite ville du Devon (Grande-Bretagne) nichée au fond d’un estuaire. Très touristique, le prix au mètre carré défie toute concurrence et pourtant, une grande partie des habitants ne s’en laisse pas compter. En 2000, ils ont choisi de faire de leur ville, la première ville en transition au monde. Si les résidences secondaires et les touristes restent nombreux, quelques hommes et femmes de conviction viennent du monde entier, tenter l’aventure. En tout cas, Totnes est un réservoir d’idées dans lequel il faut puiser sans modération. Leur quatorze années d’expérience montrent que la société civile peut faire avancer le monde. La centaine de villes qui s’inscrit désormais dans le mouvement de transition en est la preuve.
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