Archives pour la catégorie Jardin

Les oiseaux de la mangeoire

Mésanges à la mangeoire

Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.

© Danièle Boone

Plaisirs d’été au jardin

PollinisateurL’été mon jardin naturel est toujours propice à de nombreuses observations. Cette année, un accident sur un chantier de restauration d’un muret en pierres sèches m’a forcée au repos et donc à être encore plus contemplative. Et bien sûr, je n’ai pas résisté à faire ces quelques photos que je partage aujourd’hui avec vous. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

L’urine de l’or liquide au jardin

L'urine au jardinVoilà un ouvrage qui ouvre de nombreuses perspectives. Renaud de Looze, l’auteur, est ingénieur et pépiniériste, créateur de la Palmeraie des Alpes en Isère. Passionné par la nutrition en boucle des écosystèmes, il expérimente les techniques de recyclage durables sur son site de production. Lorsqu’on sait qu’une seule personne peut générer environ 500 litres d’urine par an et que cette urine contient des minéraux essentiels pour les plantes et surtout de l’azote facilement assimilable, on comprend l’intérêt qu’on puisse y porter.
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© Danièle Boone

 

Didier Willery, le dingue de plantes

Dingue de plantes par Didier WilleryPassionné de plantes et de jardins, Didier Willery expérimente depuis vingt ans. Curieux, il teste toute sorte de plantes dans son jardin de 2500 m2. Par ailleurs, il gère les collections botaniques d’arbres, arbustes, vivaces, pour la plupart acidophiles et ombrophiles, au contraire des plantes de son jardin. Il s’intéresse  beaucoup à la permaculture, aux jardins forestiers et  aux légumes vivaces. Il vient de publier un livre aux éditions Ulmer.
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© Danièle Boone

Bio et pureté : un quiproquo persistant

Samedi, je suis allée chez un apiculteur à une dizaine de kilomètres de chez moi dans le cadre d’une visite publique. Très respectueux de ses abeilles, il fait tout « naturel ». Il refuse d’exploiter la gelée royale et le pollen qui servent à nourrir la reine et sa colonie. Il refuse de mettre ses ruches dans les grandes cultures, bref, j’apprécie hautement son travail mais j’ai bondit lorsque je l’ai entendu dire « le miel bio, cela n’existe pas » sous prétexte que tout est pollué. Ce dimanche, j’ai participé à un déjeuner qui réunissait les membres de mon association Nature 18 et mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai entendu « De toute façon, le bio cela n’existe pas. » La même idée reçue et fausse lancée dans la conversation en 24 heures. Les adversaires du bio qui l’ont initiée, il y a quelques années déjà, ont réussi à l’instiller dans la pensée collective ce qui induit une autre pensée : « pourquoi payer plus cher quelque chose qui de toute façon n’est pas bio ». Ils se reposent sur le fait réel qu’il n’y a plus un centimètre carré sur terre qui n’est pas pollué mais que des personnes qui, visiblement sont respectueux de la nature, tombent dans le panneau de la pureté, j’ai du mal! Car le bio reste la promesse de fruits et légumes plus riches en nutriments même s’ils peuvent comporter des traces de biocides.

Explication : les légumes se nourrissent principalement dans le sol. Le bio est une méthode de culture sans apports d’intrants chimiques et sans pesticides qui permet au sol de rester vivant (voir mon article ☞ ici). Des légumes qui poussent dans ce type de sol sont en bonne santé et du coup, par la règle de la chaîne alimentaire, participent à notre bonne santé. Idem du côté des abeilles. La charte de l’apiculture bio concerne les soins aux abeilles notamment, au niveau de leur nourriture. Au lieu de leur donner du sirop de glucose qui ne contient rien d’autre que du sucre, on leur laisse du miel qui leur fournit tous les sels minéraux et autres micro-nutriments indispensables à une bonne santé. Respect des animaux plutôt qu’hyper production.

La pureté n’existe pas et n’a jamais existé mais la manipulation de la pensée est bien ancrée. Ce n’est pas une raison de baisser les bras. L’alimentation industrielle pas chère à court terme pour le porte-monnaie de la ménagère s’avère très onéreuse en matière de santé publique. Et je continue à penser que ceux qui savent et contribuent à l’empoisonnement universel dans le seul but de s’enrichir devraient être jugé pour crime contre l’humanité. Autant de raisons pour leur dire non et faire le choix de consommer bio, pour notre santé et celle de la planète.

© Danièle Boone