L’humain végétalisé : une découverte extraordinaire

Les végétaux que nous mangeons ne nous apportent pas seulement des calories, des vitamines, des fibres et de l’amidon mais aussi de l’information qui agit sur notre métabolisme. La découverte de l’équipe chinoise du professeur Lin Zhang ouvre une porte énorme. Longtemps, on a cru que l’ADN était le maître absolu et puis, avec l’épigénétique et la découverte des micro ARN, on a réalisé que, finalement, rien n’était définitivement écrit.

N’étant pas scientifique, mon imagination vagabonde, pour le meilleur et le pire et je me dis que cette découverte pourrait expliquer bien des choses, toutes ces allergies et ces maladies nouvelles en tout cas, je peux affirmer sans risque de me tromper, que cette découverte confirme la géniale intuition d’Hippocrate: nous sommes ce que nous mangeons. Elle apporte aussi la preuve que par l’alimentation, on peut modifier son héritage génétique dans le bon comme dans le mauvais sens.

Ma consœur Hélène Crié-Wiesner qui vient de publier American Ecolo, un recueil de ses chroniques parues sur le site Rue89. Cette journaliste qui vit aux Etats-Unis rapporte que, face à leurs énormes problèmes de santé, les Américains sont en train de changer leur façon de se nourrir. Ils sont de plus en plus nombreux à cuisiner et à consommer local, bio de préférence. Elle souligne entre autre le fait que dans les villes moyennes où il était très difficile de trouver un bon restau, on a maintenant le choix entre 3 ou 4 adresses qui prônent le retour du goût. Pendant ce temps, chez nous, la nourriture industrielle et le prêt-à-manger continuent à gagner du terrain. J’en veux pour preuve le contenu des caddies facile à analyser lorsqu’on fait la queue aux caisses des supermarchés. ☞ lire la suite

L’arbre, invité d’honneur des Etats Généraux de Brive

Ruth Stegassy est entourée par Francis Hallé et Philippe de Reffye © Danièle Boone

Deuxième édition pour ces rencontres autour de Francis Hallé à Brive-la-Gaillarde. Après les forêts en 2010, l’arbre était cette année au cœur des débats.  A réitérer un événement exceptionnel, la crainte est toujours de faire moins bien. Les organisateurs, Marie-Paule Baussan, Francis Hallé et Ruth Stegassy,  ont largement relevé le défi.
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Surcoût des produits bio en supermarché : 
une étude biaisée

Je viens de recevoir un communiqué de presse de l’association Agir pour l’environnement. Je trouve fort pertinente leur analyse de l’étude parue dans le magazine Linéaires. En voici donc un résumé. Le mensuel professionnel de la distribution alimentaire publie une comparaison des prix des produits biologiques et des produits conventionnels relevés dans des supermarchés. S’ils reconnaissent  que la différence se réduit nettement (14 points en 2 ans), en affirmant que manger bio revient à 58 % plus cher, ils surestiment encore très largement le surcroît des produits bio et enferment encore une fois la bio dans l’image de produits réservés aux nantis.
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Araignée voyageuse

Cet été, une araignée s’est installée sur mon pare-brise côté passager. Depuis elle me suit dans tous mes déplacements. Elle m’a accompagnée en Alsace, puis à Paris où elle a passé dix jours dans un parking. Lorsque j’ai repris ma voiture, elle était roulée en boule au milieu de sa toile un peu cassée et n’a pas bougé de tout le trajet. Je me suis dit: elle est morte de faim. Deux jours plus tard, je remonte dans mon véhicule pour venir à Brive assister aux états généraux de l’arbre (passionnants mais je vous en reparlerai) et je découvre qu’elle est en fait bel et bien vivante. Elle a repris sa position de guetteur. Est-ce bête, mais je suis super contente ! Me voilà, je crois, en parfaite condition pour voir l’expo du Museum d’histoire naturelle de Paris consacrée aux araignées qui va commencer le 5 octobre.

Raboliot à l’école

Raboliot, Le livre de pocheAprès avoir chargé les chasseurs de l’éducation à la nature des enfants, l’école accueille maintenant Raboliot, le braconnier. Pourquoi pas me direz-vous, Maurice Genevoix est un auteur magnifique qui aime la nature. Certes mais il a une relation cynégétique avec elle. A chaque fois que je rencontre des chasseurs, je m’aperçois que de la faune sauvage, il ne connaissent et s’intéressent qu’à celle qui est répertoriée sous le nom de gibier. Les enfants auraient besoin de toute urgence d’apprendre que ce qui est trop vite classé par l’homme de sans intérêt ou, pire, de nuisible, a, au contraire, son rôle à jouer dans l’équilibre naturel. C’est cela la biodiversité, ce gros mot inventé récemment pour remplacer celui de nature.