Étudier le vivant par le son, c’est la bioacoustique, une science relativement récente. Nicolas Mathevon s’y adonne depuis plus de vingt ans et l’enseigne à l’université de Saint-Étienne. A lire son livre paru aux éditions Humensciences où l’on sent son plaisir du récit, de la transmission et surtout de son métier, on se dit qu’on aimerait bien être son élève. Ses recherches l’ont mené sur tous les continents alors on chemine avec lui à travers le monde dans les biotopes les plus divers à la rencontre d’oiseaux, de reptiles, de mammifères… ☞ lire la suite
Nature Nièvre : la mésange bleue
Vous la connaissez forcément cette jolie petite acrobate habituée des mangeoires. La mésange bleue est toute petite, une dizaine de centimètres pour une dizaine de grammes mais elle ne s’en laisse pas compter. Agile, rapide et culottée, elle sait chiper des graines même lorsque la place est occupée par un chardonneret, un verdier ou encore un grosbec qui jouent l’incruste. Son chant participe pour beaucoup au paysage sonore de nos jardins. De fait, l’oiseau égrène à l’infini quelques thèmes mais notre oreille humaine, peu subtile, ne saisit pas forcément la diversité de ce répertoire vocal.
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☞ écouter la chronique (5′49″)
Nature Nièvre : les osmies
Le trou servant à l’écoulement des eaux de vos fenêtres en bois est bouché par un opercule de terre. Rien de grave, c’est l’ouvrage d’une osmie rousse. Cette abeille solitaire à peu près de la taille d’une abeille domestique, soit 10 à 12 millimètres, est facile à reconnaître : son corps, noir à l’avant et roux vif à l’arrière est couvert d’une fourrure semblale aux bourdons. Cela peut être aussi une osmie cornue, très semblable, mais avec des cornes plus marquées. Les mâles sont les premiers à percer la fine cloison d’argile de leur cellule fin février début mars. Les femelles apparaissent une dizaine de jours plus tard. En les attendant, ces messieurs s’agglutinent autour des trous d’envol. Une grande agitation annonce l’émergence des femelles et les affrontements pour gagner le droit d’être le géniteur sont parfois violents. Quelques jours après les accouplements, tous les mâles meurent.
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La fabrique de l’ignorance sur Arte
Franck Cuvellier et Pascal Vasselin ont enquêté sur la stratégie des industriels pour contrecarrer des résultats scientifiques qui les dérangent. En créant du doute, ils contribuent à maintenir une controverse qui rend le suspect difficile à identifier. Pour cela, les lobbies n’hésitent pas à investir dans de coûteux laboratoires de recherches. Ainsi lorsque les néonicotinoïdes ont été désignés comme responsables de l’effondrement des populations d’abeilles, les chercheurs à leur solde ont détourné l’attention du public et des politiques en pointant d’autres causes possible, notamment les parasites comme le varroa sur lesquels, ils ont produits de nombreuses études scientifiques. Et cela a payé même si le varroa était là depuis 40 ans et que l’effondrement nettement plus récent correspondait avec l’utilisation massive des néonicotinoïdes. Les politiques prennent généralement leur décision en s’appuyant sur des faits, mais ces derniers étant devenu incertains à cause de la manipulation des industriels, l’interdiction de cette famille d’insecticides apparue au début des années 1990 n’a été actée qu’en septembre 2018. C’est pourquoi sa remise en question avec la dérogation accordée aux industriels du sucre, a déclenché la colère des écologistes.
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☞ La fabrique de l’ignorance, documentaire de Franck Cuvellier et Pascal Vasselin (97′) est à voir absolument sur Arte jusqu’au 23 avril.
Nature Nièvre : le crapaud commun

Formidable auxiliaire des jardiniers, le crapaud commun dévore moult limaces et de nombreux insectes. Il chasse la nuit, à l’affût ou en maraude. Il déglutit ses proies avec ses yeux. À la fin de l’hiver, crapauds et crapaudes vont rejoindre la mare de leur naissance pour s’y reproduire. La femelle pond 5000 à 7000 œufs en chapelets de perles transparentes long de 3 à 4 mètres. Le crapaud sécrète du venin mais il n’est pas dangereux pour l’homme. Il est seulement irritant en cas de contact avec les yeux ou la bouche.
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