Qu’est-ce-qu’on attend ?

Christophe Moyses
Et oui qu’est ce qu’on attend ? Si vous ne l’avez pas encore vu, le dernier film de Marie-Monique Robin est à voir absolument en ce début d’année. Elle nous raconte l’histoire d’un village d’un peu plus de 2000 habitants où les impôts locaux n’ont pas augmenté depuis 2005. Mieux la commune d’Ungersheim a économisé plus de 120 000 euros et a créé une centaine d’emplois. Un miracle ? Non mais la volonté sans faille de Jean-Claude Mensch, son maire, qui a fait d’Ungersheim, un village en transition, engageant toute la communauté dans un défi intitulé 21 actions pour le 21ème siècle. Vous l’aurez compris, ce qui se passe à Ungersheim est un modèle à suivre de toute urgence. ☞ lire la suite

Les oiseaux de la mangeoire

Mésanges à la mangeoire

Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.

Le grand orchestre des animaux

Geai-Manabu-Myazaki
Il ne vous reste qu’au 8 janvier pour aller voir cette exposition à la Fondation Cartier mais courez-y si vous êtes sur Paris. Bernie Krause, musicien et bio acousticien américain, qui a enregistré les univers sonores des animaux dans le monde, a inspiré ce « grand orchestre des animaux » qui rassemble aussi des œuvres représentant nos multiples représentations de l’animalité, en résonance avec son travail. L’exposition est, de fait, une invitation à s’immerger dans une méditation, à la fois sonore et visuelle, autour du monde animal. Il est bien difficile de rester insensible à la qualité symphonique de cet orchestre menacé par la cacophonie humaine. ☞ lire la suite

Rougegorge

Rougegorge familierSaviez-vous qu’en Angleterre, le rougegorge est le symbole de Noël. Il décore les cartes de vœux et les papiers cadeau. Une légende dit que la tache qui orne sa poitrine serait une goutte du sang du Christ car l’oiseau lui aurait rendu visite sur la croix.

Le rougegorge familier doit son nom à son aisance à fréquenter les humains. Le jardinier le sait bien. L’oiseau est là, tout près, dès fois qu’un repas sautillant, genre ver de terre ou coléoptères, sorte de terre. Cette attitude viendrait du temps où les rougegorges vivaient essentiellement en forêt et dénichaient leur nourriture auprès des sangliers ou des cerfs qui remuent fréquemment le sol. Il y a toujours à glaner dans ces travaux de terrassement et le jardinier que nous sommes est lui aussi un gros mammifère qui remue la terre. ☞ lire la suite