Il y aurait dans le monde une mouvance vers l’extrême droite, populiste et nationaliste. Mais n’est ce pas du bourrage de crâne ? L’élection de Alexander Van der Bellen, le candidat écologiste, montre bien que le peuple n’est pas si idiot ! D’ailleurs chacun s’accorde à penser aujourd’hui que, si Bernie Sanders, n’avait pas été écarté au profit de Hillary Clinton, il aurait eu toutes les chances d’être élu. Le grand problème des électeurs est, en effet, d’avoir un candidat pour lequel voter. En France, depuis le duel Chirac/Le Pen, toutes les élections ont été davantage des choix contre et non des choix pour. C’est ce même phénomène qui a porté Trump à la présidence des États-Unis. Autour de moi, des personnes qui me semblaient jusqu’alors sensées sont prêtes à voter le pire pour causer un électro choc. Mais pensent-elles une seconde au retour, à ce que nous devrons vivre si, nous aussi, nous élisons un « Trump » ? Il faut vraiment de toute urgence un réveil citoyen !
La nature au fil des saisons par Marc Giraud
Mon ami Marc Giraud, porte parole de l’ASPAS, vient de publier un super livre réalisé un peu à la manière des almanachs d’autrefois. Il y égrène la vie de la nature selon les saisons. On y apprend plein de choses en picorant au fil des pages. Un « coup de loupe » mensuel permet d’approfondir certains sujets : Où sont les insectes en hiver ? La nature et les animaux nous font du bien, L’entraide entre les végétaux, etc.
Apprendre en s’amusant pourrait être la devise de cet ouvrage illustré des superbes dessins réalisés par François Desbordes et Gilles Macagno. En effet, Marc propose aussi des jeux et des devinettes, des recettes et des conseils judicieux. Comme d’habitude, il a le sens des mots qu’il transforme en images : « Une collection de vieilles peaux », « Bistrot pour les papillons », « Les feuilles mortes, c’est la vie ». Et, cerise sur le gâteau, il y a un « vrai » jeu concours avec des prix à gagner jusqu’au 31 décembre. Le bulletin de participation est dans le livre. Un ouvrage à réserver absolument pour la hotte du père Noël.
Allary Éditions, 200 pages, 20,90 €
Planète Nièvre – sapins de Noël
Chaque année, les français achète 6,5 millions de sapins de Noël dont 1 million en plastique. Mais d’où viennent-ils ? 80 % proviennent de France dont 1,2 millions du Morvan. Un quart des sapins dits naturels (en opposition avec artificiels) sont donc élevés dans notre région. Nous avons enquêté.
La culture des sapins de Noël relève de l’arboriculture et non pas de la sylviculture. Des règles précises encadrent cette culture malheureusement assez polluante. Même si des solutions alternatives sont recherchées, herbicides et autres biocides sont encore largement utilisés provoquant notamment la pollution des nappes phréatiques. Le contre exemple du seul éleveur bio de sapins de Noël installé dans l’Ariège n’a pas encore à ce jour convaincu les éleveurs du Morvan.
Pour diminuer notre empreinte écologique et baisser notre consommation, pourquoi ne pas construire, en famille, son sapin de Noël avec des végétaux de votre jardin ou des matériaux de récupération ?
Et moi, en complicité avec Christophe Barge, je parle du Rougegorge familier, un petit passereau facile à voir en hiver mais qui, de fait, est un sacré teigneux.
Notre terre : une journée d’échange France Mali à Rambouillet
Notre terre est une. Et l’agriculture connaît les mêmes problèmes, les mêmes dérives dans les pays du sud comme dans ceux du Nord. Cette journée d’échanges entre la France et le Mali va se dérouler ce samedi 19 à Rambouillet. J’y animerai une table tonde sur la disparition des terres agricoles. Une autre table ronde sera consacrée aux semences. De fait, beaucoup de questions sont communes aux agriculteurs maliens et français : qualité des semences, main mise sur le secteur agro-alimentaire par les industriels, recul des terres agricoles par l’avancée du désert, l’étalement urbain ou l’accaparement. Ce que l’on croyait hier réservé au pays du sud est en train de devenir également une réalité en Europe. ☞ lire la suite
Des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond
À l’heure où les Américains viennent d’élire un président climato-sceptique, un article publié dans Scientific American révèle que des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond à cause du réchauffement climatique. En effet, beaucoup d’agents infectieux et de virus sont capables de résister au temps et à des températures très basses. Dans l’extrême nord sibérien, un enfant d’une douzaine d’années est mort l’été dernier d’une contamination, résultant du dégel du permafrost (pergélisol) causé par le réchauffement du climat. en fondant, le sous-sol a libéré le bacille de l’anthrax qui a entrainé le décès de ce garçon, malgré les soins qui lui ont été donnés. Des centaines de personnes auraient été hospitalisées et plus de 2300 rennes auraient péri au contact de la bactérie Bacillus anthracis qui provoque la maladie du charbon devenue pourtant extrêmement rare.
☞ lire l’article de Claude-Marie Vadrot paru dans Politis