Le génie de l’arbre

Le génie de l'arbreDepuis vingt ans Bruno Sirven, géographe spécialiste du paysage et des arbres, prend des photos, engrange des témoignages, collectionne les données, arpente, observe, explore pour approcher le « génie de l’arbre ». Avocat passionné des arbres, il montre dans ce livre paru aux Éditions Actes sud comment les arbres sont des acteurs essentiels de la biodiversité. « Un arbre ne vit jamais seul, écrit-il. C’est un habitat peuplé à tous les étages, dans le sol et dans les airs, du bout de la plus infime racine jusqu’à l’extrémité ultime de la cime où il héberge, tel un village vertical, des résidents de toute nature. » La mort de l’arbre n’est d’ailleurs pas celle des hôtes qu’il abrite, au contraire. « Même mort, l’arbre continue à donner la vie et préparer le terreau en se décomposant pour mieux accueillir ses successeurs. Il continue à être un lieu de vie et d’étape. » ☞  lire la suite

L’homme et l’eau

L'homme et l'eauSelon l’organisation des Nations Unies, 10% de la population mondiale vit dans une zone où le manque d’eau est chronique. D’ici 2050, cette proportion atteindra 45 %. L’eau est donc au centre de défis essentiels pour l’avenir de l’humanité (agriculture, sécurité alimentaire, énergie, santé). Si la gestion de cette ressource ne change pas radicalement, le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40% dès 2030, avec comme corollaire la montée en flèche du stress hydrique et la menace de tensions et de conflits pour s’approprier gisements naturels et aquifères.

Si le XXIème siècle amorce une prise de conscience quant à l’importance de l’eau pour l’homme et la planète et sa reconnaissance en tant que bien commun de l’humanité et droit humain, Évelyne Ramelet et Pauline Dalençon, les auteurs regrettent que la convention issue de la COP21 ne fait aucune mention, à aucun moment de l’eau ou du cycle de l’eau. Bien que le constat ne pousse pas à l’optimisme, ils veulent croire que les décisions prises sur le plan international couplées aux initiatives citoyennes permettront sans doute une meilleure relation d’égalité entre les peuples face à cette denrée indispensable et trop largement sous-estimées.

L’homme et l’eau, de la surconsommation à l’équilibre par Évelyne Ramelet et Pauline Dalençon, éditions Alternatives, collection Manifestô, 160 pages, 17 €

La bonne nouvelle autrichienne

Il y aurait dans le monde une mouvance vers l’extrême droite, populiste et nationaliste. Mais n’est ce pas du bourrage de crâne ? L’élection de Alexander Van der Bellen, le candidat écologiste, montre bien que le peuple n’est pas si idiot ! D’ailleurs chacun s’accorde à penser aujourd’hui que, si Bernie Sanders, n’avait pas été écarté au profit de Hillary Clinton, il aurait eu toutes les chances d’être élu. Le grand problème des électeurs est, en effet, d’avoir un candidat pour lequel voter. En France, depuis le duel Chirac/Le Pen, toutes les élections ont été davantage des choix contre et non des choix pour. C’est ce même phénomène qui a porté Trump à la présidence des États-Unis. Autour de moi, des personnes qui me semblaient jusqu’alors sensées sont prêtes à voter le pire pour causer un électro choc. Mais pensent-elles une seconde au retour, à ce que nous devrons vivre si, nous aussi, nous élisons un « Trump » ? Il faut vraiment de toute urgence un réveil citoyen !

La nature au fil des saisons par Marc Giraud

La nature au fil des saisons - Marc GiraudMon ami Marc Giraud, porte parole de l’ASPAS, vient de publier un super livre réalisé un peu à la manière des almanachs d’autrefois. Il y égrène la vie de la nature selon les saisons. On y apprend plein de choses en picorant au fil des pages. Un « coup de loupe » mensuel permet d’approfondir certains sujets : Où sont les insectes en hiver ?   La nature et les animaux nous font du bien, L’entraide entre les végétaux, etc.

Apprendre en s’amusant pourrait être la devise de cet ouvrage illustré des superbes dessins réalisés par François Desbordes et Gilles Macagno. En effet, Marc propose aussi des jeux et des devinettes, des recettes et des conseils judicieux. Comme d’habitude, il a le sens des mots qu’il transforme en images : « Une collection de vieilles peaux », « Bistrot pour les papillons », « Les feuilles mortes, c’est la vie ». Et, cerise sur le gâteau, il y a un « vrai » jeu concours avec des prix à gagner jusqu’au 31 décembre. Le bulletin de participation est dans le livre. Un ouvrage à réserver absolument pour la hotte du père Noël.

Allary Éditions, 200 pages, 20,90 €

Planète Nièvre – sapins de Noël

Chaque année, les français achète 6,5 millions de sapins de Noël dont 1 million en plastique. Mais d’où viennent-ils ? 80 % proviennent de France dont 1,2 millions du Morvan. Un quart des sapins dits naturels (en opposition avec artificiels) sont donc élevés dans notre région. Nous avons enquêté.

La culture des sapins de Noël relève de l’arboriculture et non pas de la sylviculture. Des règles précises encadrent cette culture malheureusement assez polluante. Même si des solutions alternatives sont recherchées, herbicides et autres biocides sont encore largement utilisés provoquant notamment la pollution des nappes phréatiques. Le contre exemple du seul éleveur bio de sapins de Noël installé dans l’Ariège n’a pas encore à ce jour convaincu les éleveurs du Morvan.

Pour diminuer notre empreinte écologique et baisser notre consommation, pourquoi ne pas construire, en famille, son sapin de Noël avec des végétaux de votre jardin ou des matériaux de récupération ?

Et moi, en complicité avec Christophe Barge, je parle du Rougegorge familier, un petit passereau facile à voir en hiver mais qui, de fait, est un sacré teigneux.

écouter l’émission