L’incroyable vie des paysages

paysagesQu’est-ce qui fait évoluer les paysages ? Principalement la tectonique des plaques, sur des temps très longs, et le réchauffement climatique. Ce dernier a beaucoup varié depuis la formation de la Terre. Ce qui se passe aux pôles influencent toute la planète. Actuellement, la fonte des glaces provoque la montée des eaux qui peuvent recouvrir de nombreuses régions. Mais cela modifie aussi les régimes de pluie. La présence d’eau modifie tout pour un paysage. Elle érode les roches, creuse des sillons mais permet aussi à différents éléments de se déposer et de créer de nouvelles couches de sol. Les fossiles sont, entre autres, les témoins de cette évolution.

L’originalité de cet ouvrage est de partir de vingt paysages naturels les plus connus du monde (Sahara, chutes du Niagara, Himalaya, Cappadoce, Mt Fuji, les îles bretonnes, les Tsingy à Madagascar, le Grand Canyon, la baie de Ha Long, etc.) pour évoquer l’histoire de la Terre et son étonnante évolution. Pour chacun de ces paysages, Claire Lecœuvre a consulté un scientifique référent. Leurs noms sont cités en fin d’ouvrage. Le livre, très joliment illustré par Vincent Mahé, est vraiment remarquable. Il s’adresse aux enfants dès 9 ans mais, c’est sûr, les parents apprendront également plein de choses dans ces lectures de paysages très documentées. En tout cas moi, j’ai pris beaucoup d’intérêt à sa lecture.

Actes Sud Junior, 56 pages, 16 € – www.actes-sud-junior.fr

Quel traité pour demain ?

Alors que, finalement, le CETA va être signé donnant encore plus de pouvoir aux entreprises, un autre traité est en préparation à Genève. Le but de ce dernier est de mettre fin à l’impunité des multinationales notamment suite à des catastrophes comme celles de Bhopal ou du Rana Plaza en construisant un « instrument international juridiquement contraignant ». Mais, évidemment, les pays du Nord, où siègent 85 % des multinationales, bloquent le processus.

Pour entrer définitivement en vigueur, le CETA devra être approuvé par les différents Parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne. Cette procédure peut prendre un temps certain, voire plusieurs années. Il n’est pas vain de rester mobilisé notamment parce que le CETA est, d’une certaine manière, un test pour le TAFTA (Accord de libre échange avec les États Unis).

Quel traité voulons nous pour demain? Le poids citoyen doit peser pour infléchir les tenants de l’oligarchie qui nous gouvernent.

☞ à propos du traité en discussion à Genève, lire l’article d’Émilie Massemin sur Reporterre.

CETA : le non wallon, une excellente nouvelle

C’est un moment important pour la démocratie : malgré les pressions et les coups bas, le Parlement wallon a rejeté l’ultimatum européen et refusé d’accepter l’accord entre l’Union européenne et le Canada en l’état. La Belgique n’est donc pas en mesure de signer le CETA, dont l’avenir est incertain. C’est une victoire importante pour la société civile qui se mobilise contre cet accord depuis des années. Faire échouer le CETA, c’est aussi œuvrer contre le TAFTA, autre accord en préparation, avec les États-Unis cette fois.

Dans le même temps, une pétition de soutien à Paul Magnette, le ministre-président de la Wallonie qui a osé dire non à cet accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, a été lancée. L’encourager à tenir bon n’est pas vain face aux pressions de l’Europe menées par Mr Juncker, Mr Tusk ou par le Canada via Mr Trudeau et Mme Freeland.

☞ lire l’article de Maxime Combes sur Bastamag
accéder à la pétition
☞ (re)lire sur ce blog : Dire non au TAFTA -TTIP, un engagement citoyen

Planète Nièvre – mobilités urbaines

Comment se déplacer en milieu urbain et périurbain sans voiture alors que ces dernières décennies l’urbanisme a été pensé avec et pour elle, tel est le thème du dossier de notre troisième émission. Après le constat de la situation actuelle du tout voiture avec ses conséquences sur la santé humaine et celle de la planète, nous analysons les évolutions nécessaires et évoquons les mesures locales d’ores déjà prises ainsi que d’autres pistes de solutions.

Avec la participation de :
– André Fourcade, président de Zigzag, association de promotion de vélo à Nevers
– Yolande Frémont adjointe à la mobilité, aux transport, à la voirie de Nevers
– Michel Monet, vice président à la mobilité de l’agglo de Nevers.

Pour ma part, dans la chronique nature, je parle du hérisson, un animal qui paye un lourd tribut à la voiture puisque un hérisson sur quatre meurt écrasé sur les routes de la Nièvre et plus généralement de toute la France. Par ailleurs, un hérisson sur quatre meurt empoisonné par les pesticides. Ainsi, les humains sont directement responsables de la mort prématuré de la moitié des hérissons !

Diffusion ce lundi 24 octobre à 19h30 sur RCF Nièvre (rediffusion mardi 25 octobre à 11h30)

Écouter l’émission

Tribunal Monsanto à La Haye

Monsanto est actuellement jugé à la Haye. De fait, il ne s’agit pas d’un procès mené devant une cour formelle et le jugement sera symbolique et non contraignant. Toutefois, ce tribunal est présidé par de vrais juges. L’un des objectifs des organisateurs  est de montrer la nécessité d’introduire le concept juridique d’écocide dans le droit international.  L’activiste indienne Vandana Shiva,  l’avocate française Corinne Lepage, de l’ancien rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation Olivier De Schutter font, entre autres, parti du comité d’organisation.

Bien sûr, la mise en danger de la santé publique sera au centre de ce procès. On sait aujourd’hui que le glyphosate passe par le placenta et atteint le fœtus. Il serait à l’origine de la véritable épidémie d’autisme qui règne aux États Unis et au Canada. Et chaque années, des milliers d’enfants et d’adultes sont contaminés par les pesticides dans le monde entier y compris en France avec pour conséquence cancers, leucémies, maladies auto immunes, etc. Générations futures, présidée par François Veillerette, a testé une journée de repas ordinaires, du petit-déjeuner au dîner. 36 pesticides différents ont été trouvés, 4 pesticides et jusqu’à dix résidus dans les salades et plus de 8 résidus dan le raisin.

Parmi les autres charges qui pèsent contre le géant de l’agrobusiness, la main mise sur le vivant en le brevetant et le harcèlement des agriculteurs. Parmi les témoins, Percy Schmeiser, un fermier canadien, accusé par Monsanto d’avoir utilisé des semences de colza OGM sans avoir acheté de licence. Après des années de poursuites judiciaires et de pression au quotidien, la Cour suprême de justice a donné raison à l’agriculteur. De fait, Monsanto qui possédait de sa propre force de police, faisait régner la terreur chez les agriculteurs et incitait notamment à la délation en échange de cadeaux.

Pour suivre le déroulé de ce procès fondamental, je vous invite à vous rendre sur le site de Reporterre ou celui des JNE (Association des Journalistes pour la Nature et l’Écologie)