Notre terre est une. Et l’agriculture connaît les mêmes problèmes, les mêmes dérives dans les pays du sud comme dans ceux du Nord. Cette journée d’échanges entre la France et le Mali va se dérouler ce samedi 19 à Rambouillet. J’y animerai une table tonde sur la disparition des terres agricoles. Une autre table ronde sera consacrée aux semences. De fait, beaucoup de questions sont communes aux agriculteurs maliens et français : qualité des semences, main mise sur le secteur agro-alimentaire par les industriels, recul des terres agricoles par l’avancée du désert, l’étalement urbain ou l’accaparement. Ce que l’on croyait hier réservé au pays du sud est en train de devenir également une réalité en Europe. ☞ lire la suite
Des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond
À l’heure où les Américains viennent d’élire un président climato-sceptique, un article publié dans Scientific American révèle que des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond à cause du réchauffement climatique. En effet, beaucoup d’agents infectieux et de virus sont capables de résister au temps et à des températures très basses. Dans l’extrême nord sibérien, un enfant d’une douzaine d’années est mort l’été dernier d’une contamination, résultant du dégel du permafrost (pergélisol) causé par le réchauffement du climat. en fondant, le sous-sol a libéré le bacille de l’anthrax qui a entrainé le décès de ce garçon, malgré les soins qui lui ont été donnés. Des centaines de personnes auraient été hospitalisées et plus de 2300 rennes auraient péri au contact de la bactérie Bacillus anthracis qui provoque la maladie du charbon devenue pourtant extrêmement rare.
☞ lire l’article de Claude-Marie Vadrot paru dans Politis
L’incroyable vie des paysages
Qu’est-ce qui fait évoluer les paysages ? Principalement la tectonique des plaques, sur des temps très longs, et le réchauffement climatique. Ce dernier a beaucoup varié depuis la formation de la Terre. Ce qui se passe aux pôles influencent toute la planète. Actuellement, la fonte des glaces provoque la montée des eaux qui peuvent recouvrir de nombreuses régions. Mais cela modifie aussi les régimes de pluie. La présence d’eau modifie tout pour un paysage. Elle érode les roches, creuse des sillons mais permet aussi à différents éléments de se déposer et de créer de nouvelles couches de sol. Les fossiles sont, entre autres, les témoins de cette évolution.
L’originalité de cet ouvrage est de partir de vingt paysages naturels les plus connus du monde (Sahara, chutes du Niagara, Himalaya, Cappadoce, Mt Fuji, les îles bretonnes, les Tsingy à Madagascar, le Grand Canyon, la baie de Ha Long, etc.) pour évoquer l’histoire de la Terre et son étonnante évolution. Pour chacun de ces paysages, Claire Lecœuvre a consulté un scientifique référent. Leurs noms sont cités en fin d’ouvrage. Le livre, très joliment illustré par Vincent Mahé, est vraiment remarquable. Il s’adresse aux enfants dès 9 ans mais, c’est sûr, les parents apprendront également plein de choses dans ces lectures de paysages très documentées. En tout cas moi, j’ai pris beaucoup d’intérêt à sa lecture.
Actes Sud Junior, 56 pages, 16 € – www.actes-sud-junior.fr
Quel traité pour demain ?
Alors que, finalement, le CETA va être signé donnant encore plus de pouvoir aux entreprises, un autre traité est en préparation à Genève. Le but de ce dernier est de mettre fin à l’impunité des multinationales notamment suite à des catastrophes comme celles de Bhopal ou du Rana Plaza en construisant un « instrument international juridiquement contraignant ». Mais, évidemment, les pays du Nord, où siègent 85 % des multinationales, bloquent le processus.
Pour entrer définitivement en vigueur, le CETA devra être approuvé par les différents Parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne. Cette procédure peut prendre un temps certain, voire plusieurs années. Il n’est pas vain de rester mobilisé notamment parce que le CETA est, d’une certaine manière, un test pour le TAFTA (Accord de libre échange avec les États Unis).
Quel traité voulons nous pour demain? Le poids citoyen doit peser pour infléchir les tenants de l’oligarchie qui nous gouvernent.
☞ à propos du traité en discussion à Genève, lire l’article d’Émilie Massemin sur Reporterre.
CETA : le non wallon, une excellente nouvelle
C’est un moment important pour la démocratie : malgré les pressions et les coups bas, le Parlement wallon a rejeté l’ultimatum européen et refusé d’accepter l’accord entre l’Union européenne et le Canada en l’état. La Belgique n’est donc pas en mesure de signer le CETA, dont l’avenir est incertain. C’est une victoire importante pour la société civile qui se mobilise contre cet accord depuis des années. Faire échouer le CETA, c’est aussi œuvrer contre le TAFTA, autre accord en préparation, avec les États-Unis cette fois.
Dans le même temps, une pétition de soutien à Paul Magnette, le ministre-président de la Wallonie qui a osé dire non à cet accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, a été lancée. L’encourager à tenir bon n’est pas vain face aux pressions de l’Europe menées par Mr Juncker, Mr Tusk ou par le Canada via Mr Trudeau et Mme Freeland.
☞ lire l’article de Maxime Combes sur Bastamag
☞ accéder à la pétition
☞ (re)lire sur ce blog : Dire non au TAFTA -TTIP, un engagement citoyen