Traités de libre-échange et arbitrage privé

Basta vient de publier une suite d’articles de Adriana Homolova, Eva Schram et Frank Mulder sur le nouveau business des traités de libre-échange et l’arbitrage privé. Je vous invite à les lire en continuité à mon article sur le TAFTA/TTIP.

Quand des investisseurs spéculent sur les conflits commerciaux entre multinationales et Étatslire
• Ce petit milieu d’avocats d’affaires qui gagne des millions grâce aux traités de libre-échangelire
• Quand les États, même démocratiques, doivent payer de gigantesques amendes aux actionnaires des multinationaleslire

Dire non au TAFTA -TTIP, un engagement citoyen

A la demande de la mairie de Jouet-sur-L’Aubois, une petite municipalité dans mon coin, je suis allée parlé bénévolement du TAFTA/TTIP à un public pas très nombreux mais très attentif. Un courrier du collectif stop-TAFTA du Cher suggérant à tous les maires du département de placer symboliquement leur commune hors-TAFTA, les avaient alerté. Belle démarche. Il faut dire que cette commune s’est déjà engagée dans des actions qui font sens comme  « objectif zéro pesticide ». Après un court exposé, le débat s’est engagé. Timide au départ, il est devenu passionné et … passionnant. A l’idée initiale d’impuissance a succédé la nécessité d’un engagement citoyen. L’image du petit colibri si chère à Pierre Rabhi a encore fait son miracle. Même si plusieurs dans la salle ont parlé de pot de terre contre pot de fer et de démarche utopique, la prise de conscience était là et l’envie d’agir aussi. En partant, chacun s’est promis de commencer dès demain en informant autour de soi sur ce TAFTA/TTIP qui  risque d’impacter très sérieusement nos vies quotidiennes. Alors, je me suis dit qu’en publiant le texte de ma présentation, je ferai aussi ma part de colibri. ☞ lire la suite

Les saisons de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

Lynx courantSe taire et contempler, voilà à quoi nous invite Les saisons, le dernier film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, très avare en mots. Dans un monde où le silence est si rare, cela fait l’effet d’un manifeste. Et pourtant les deux hommes nous content la grande histoire universelle des animaux en Europe, en d’autres termes, celle de la nature sauvage. Au début l’homme était à peine visible et les animaux occupaient toute la place. Et puis, au fil des millénaires, Homo Sapiens, le mal nommé, a pris de plus en plus de place et le territoire des animaux s’est réduit comme une peau de chagrin.
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Peut-on informer sur les activités du groupe Bolloré ?

Peut-on mener une enquête critique sur les activités du groupe Bolloré en Afrique et en Asie ? La reprise d’articles d’enquêtes sur Internet, comme dans les revues de presse, est-elle possible sans menace juridique ? Telles ont été les deux questions posées jeudi 11 février au sein de la XVIIe chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris. Deux questions essentielles pour la liberté d’informer.

En effet, Le groupe Bolloré poursuit le site indépendant Bastamag pour avoir publié une enquête sur l’accaparement des terres dans les pays pauvres qui cite les activités du groupe Bolloré en Afrique. En plus des trois journalistes de Bastamag (Nadia Djabali, Agnès Rousseaux, Ivan du Roy), de son directeur de publication de l’époque (Julien Lusson), cette plainte en diffamation vise également le site Rue 89 et son directeur de publication, Pierre Haski, pour avoir cité l’article dans sa revue de presse signalant « le meilleur du web », la journaliste Dominique Martin Ferrari, qui a cité l’article dans son site « scoop it » (Options Futurs) ainsi que trois autres personnes ayant partagé l’article sur leurs blogs (Thierry Lamireau, Laurent Ménard et Guillaume Decugis).

Lire le compte rendu du procès par Barnabé Binctin sur Reporterre
Lire également la tribune publiée avant le procès également sur Reporterre

Protéger les zones humides

Ce 2 février est journée mondiale des zones humides. Ces espaces essentiels pour la vie sur terre, continuent à disparaître, notamment pour des grands projets inutiles et polluants comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Reporterre publie une interview de Jean-Michel Derex où l’historien, président du Groupe d’histoire des zones humides, explique que les réparer est une idée absurde du point de vue historique mais qu’il faut absolument les protéger et les préserver.
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