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Gérard Frémion et le renard

Qui est Gérard Frémion? De fait, je ne connais pas ce monsieur, pourtant, j’aurai envie d’utiliser des gros mots à son sujet mais ça ne se fait pas! Je ne sais qu’une seule chose de lui : il habite à Oizons, 738 habitants, en Sologne, dans le département du Cher. Si l’on tient compte des prénoms générationnels, il doit tourner autour de 60 – 70 ans. Je l’imagine volontiers assez imbu de sa personne. Il sait. Il se pense spirituel et débordant d’humour. Que c’est drôle, monsieur Frémion d’imaginer une peau de renard en descente de lit, sauf que vous avez oublié que vous y poseriez à peine plus d’un pied. Les gens comme vous Monsieur Frémion me font de la peine. Je crois que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. ☞ lire la suite

La peau du renard? Et si c’était la nôtre!

Mais qui veut la peau du renard ? C’est sous ce titre qu’est paru aujourd’hui le contre-article que nous avions demandé. Perso, je le trouve bien condescendant. Rémy Beurion donne à fond dans les clichés. Selon lui, les membres du « collectif réuni par Nature 18 » (mais qui sont-ils ? le public ne le saura pas) auraient insisté en ces termes « la pauvre bête n’est pas à jeter aux chiens. » No comment. On lit aussi que le renard  se nourrit de 3 à 400 rongeurs par an mais en réalité, c’est 3 à 4000! Le service rendu aux agriculteurs n’est pas tout à fait le même! Est-ce donc si difficile de rendre justice à cet animal? Enfin, le journaliste prend un malin plaisir à en rajouter sur l’opposition naturalistes-chasseurs.

L’ennui, c’est que ce deuxième article, paru en page 7, ne modifiera que de manière infime l’impact de la « une » initiale dont le message a été reçu par un nombre de personnes dépassant largement le lectorat du Berry. Le mal est fait: le renard a été désigné comme le coupable et c’est bien connu, la foule crie toujours « Mort au coupable ». C’est là, la force du lobbying. Les chasseurs sont peu nombreux mais fort bien organisés.

Nous, les naturalistes, et, plus largement, les écologistes, nous n’avons bien souvent comme arme à notre disposition que notre sincérité et cela ne pèse pas lourd face à une stratégie bien rodée. C’est pourquoi le travail réalisé par des associations totalement indépendantes comme l’Aspas est fondamental. La bataille juridique est incontestablement le seul recours efficace face à l’arrogance et au mensonge. Mais c’est long.

Quant à nous, journalistes, nous nous devons de détricoter les scénarios basés sur la manipulation des informations et nous avons fort à faire. Zoomer sur un fait, c’est déjà déformer donc désinformer. Et taire une partie des infos, c’est déjà du mensonge. Déformer ou nier les données scientifiques est une autre stratégie encore plus insidieuse. Mais il n’existe aucun scrupule lorsqu’il s’agit d’orienter la pensée collective et d’affaiblir les résistances. Je me prends quelquefois à rêver d’un monde qui passe derrière le miroir et où tous les succédanés de notre société de consommation se déliteraient. Et je me surprends de plus en plus souvent à faire un petit pas de côté pour sortir du somnambulisme ambiant.

Renard : Alerte à la désinformation

C’était en « une » du Berry républicain le vendredi 2 novembre. Ce quotidien régional est  systématiquement placé sur un présentoir dans tous les points de vente du département du Cher. Ainsi, sans même avoir à acheter le journal, chaque passant a pu enregistrer le message « Renard », « Maladie », « Danger », « Mortelle ». De plus, la photo sur-désignait le coupable. J’en ai parlé autour de moi et pas seulement à des écolos. Tout le monde avait enregistré qu’il y avait un « gros problème » avec le renard. Peu avait eu la curiosité de lire les deux petits paragraphes en « une » sous l’image et encore moins la totalité de l’article à l’intérieur du journal. On m’a rapporté la réaction d’une grand-mère catastrophée d’avoir été se promener en forêt la veille avec ses petits enfants : elle était convaincue de les avoir exposé à un grand danger. Cette « une » choc, cela s’appelle de la désinformation voire de la manipulation! ☞ lire la suite

Plaidoyer pour le renard

Vive le renard! Brochure publiée par l’Aspas Le 8 décembre 2011, un arrêté préfectoral (Puy de Dôme) déclassait le renard de la liste des nuisibles. Cette décision faisait suite à la découverte des cadavres de 26 milans royaux (rapaces protégés) et de 14 buses variables et dont l’autopsie a prouvé que ces oiseaux étaient morts empoisonnés par la bromadiolone. Cet anticoagulant puissant provoque une lente agonie des petits rongeurs mais déclenche aussi la mort des animaux qui les consomment. Après un mois de lutte des associations de protections de la nature, le préfet a enfin pris un arrêté suspensif de l’utilisation en plein champ de ce poison terrible et en même temps cet autre arrêté déclassant le renard et des mustélidés, reconnaissant ainsi publiquement l’utilité de ces espèces qui se nourrissent de campagnols terrestre. ☞ lire la suite

Fra Angelico et le renard mangeur de poules

Fra Angelico, Thébaïde, détail, vers 1420 - Galerie des Offices, Florence

L’exposition du musée Jacquemart-André est sans aucun doute l’une des plus belles du moment. Au début du parcours, j’ai découvert deux « Thébaïde » qui m’étaient totalement inconnues. Ces tableaux à la Breughel qui dépeignent la vie des ermites dans le désert d’Egypte sont d’une richesse narrative incroyable. J’ai passé un long moment à regarder chaque détail. Et bien figurez-vous que notre goupil y est peint en mangeur de poules. Et oui, les mauvaises réputations ont la vie dure !
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www.expofraangelico.com