Tous les articles par D.B.

Les forêts sauvages d’Annik Schnitzler

Forets SauvagesVoilà un livre magnifique, pour lequel j’ai immédiatement éprouvé un vrai coup de cœur. Les photos sont splendides et le texte remarquable. Dans son avant-propos, Annik Schnitzler fait un constat douloureux :  « Que reste-t-il de la nature sauvage forestière devant l’appétit disproportionné des sociétés modernes ? Bien peu en termes de surfaces naturelles, de sols bien conservés, de régimes hydrologiques fonctionnels ou encore de densité pour les espèces les plus fragiles, celles à très large territoire ou celles qui sont inféodées aux vieilles forêts tranquilles ».  Alors, son livre est une invitation à un voyage à travers les forêts du monde (forêts tempérées, forêts boréales et forêts tropicales) pour nous émerveiller et nous convaincre de la nécessité de les protéger.
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Nature Nièvre – les grandes aigrettes

Grande aigrette
Ces grands oiseaux blancs peuplent nos prairies ou le bord de nos étangs et de nos lacs en hiver. Quelquefois, elles sont en compagnie de leur cousin, les hérons cendrés. Leur bec jaune à pointe noire et leur couleur immaculée en font des oiseaux impossible à confondre. Pourtant, les grandes aigrettes ont failli disparaître pour une histoire de mode !  Du 18ème siècle jusqu’aux années 1950, les dames portaient des chapeaux emplumés. Les grandes plumes ornementales, caractéristiques de la parure de noce de notre oiseau étaient particulièrement prisées. Paris comptait alors près de 800 maisons de plumassiers employant quelques 7000 personnes. Et on sait que durant la seule année 1910, au marché de Londres, 1470 kg de plumes d’aigrettes ont été vendues. Cela représente près de 300.000 oiseaux adultes assassinés sur une seule année.
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Nature Nièvre – ça se passe à côté de chez nous

Je repars pour une nouvelle aventure à RCF Nièvre, une chronique sur la faune sauvage. Au fil de ces mini-émissions de 5 minutes, je souhaite partager avec vous mes émotions, le grand bonheur d’une rencontre toujours ressentie comme un cadeau de la nature. J’ai envie aussi de vous faire découvrir la vie et les comportement souvent étonnants des toutes les petites et grandes bêtes qui nous entourent.

La nature est un livre d’histoires extraordinaires : les escargots ont des dents plein la langue, les faucons crécerelles font le saint esprit et certains papillons aspergent leur bien-aimée d’écailles aphrodisiaques… Toutes les espèces sont intéressantes, même celles que l’imaginaire collectif juge repoussantes, les araignées ou les serpents par exemple. Apprendre à voir toute la faune sauvage, c’est apprendre à l’aimer et à la protéger. C’est aussi retrouver le lien vital avec la nature, l’essence même de notre être.

En écho à nos rêves profonds, l’animal éveille nos émotions. Une rencontre avec une biche et son faon s’inscrit dans la mémoire à jamais. Alors on devient disponible pour recevoir les cadeaux de la nature, contempler la vie sauvage et élargir la nôtre. On s’éprend de la subtile beauté d’un tout petit oiseau, de l’œil de velours d’un écureuil ou de l’ombre d’un rapace. L’aventure commence à notre porte. Il suffit d’ouvrir l’œil et les oreilles.

 

Et si la santé guidait le monde ?

« L’espérance de vie vaut mieux que la croissance », tel est le sous-titre de « Et si la santé guidait le monde », le livre  de l’économiste Éloi Laurent qui vient de paraître aux éditions LLL. Ce n’est pas une crise sanitaire qui met à mal l’économie. C’est le système économique qui a complètement dévasté les écosystèmes et la biodiversité et qui conduit au fait de remettre en cause la santé y compris dans sa dimension psychologie, de santé mentale, le bonheur. « Quelle est la source première du bonheur à travers le monde ? demande alors Éloi Laurent. Ce sont les liens sociaux. Et c’est ça qui est attaqué dans cette année 2020. » ☞ lire la suite

Éloi Laurent était l’invité de La terre au carré de Mathieu Vidard ce mercredi 11 novembre ☞ écouter l’émission

La 5G, un gouffre énergétique programmé

Ceux qui me connaissent savent que je prône et pratique dans la mesure du possible la sobriété numérique. L’état de connexion permanente est une réalité quotidienne pour bon nombre d’entre nous, y compris un grand nombre d’adeptes la sobriété heureuse. Certes internet est un outil formidable mais à condition de savoir l’utiliser à bon escient. Internet serait l’équivalent mental de la malbouffe selon Rob Hopkins.* lorsqu’il est surconsommé. J’adhère assez à cette comparaison. Mais outre cette dépendance malsaine, le pistage de nos données, la surveillance de nos faits et gestes, la manipulation mentale, le tout numérique est un gouffre énergétique. Et la 5G à venir va être de ce point de vue une véritable catastrophe. Je vous renvoie à l’article de Guillaume Dupuis publié sur Reporterre ce 24 octobre 2020.
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* Et si… on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ? par Rob Hopkins, Actes Sud – Domaine du possible