La passion d’un chercheur pour des fourmis

Fourmis MatabeleErik T. Frank, post doctorant à l’université de Lausanne est un spécialiste du comportement des fourmis Matabele, une espèce africaine. Le biologiste les a observé plus précisément dans le Parc national de la Comoé en Côte d’Ivoire. Son récit, vif et plein d’humour, raconte non seulement la vie et l’œuvre de ces fourmis, mais aussi l’aventure d’un chercheur en science fondamentale. Imaginez un jeune étudiant ayant décroché un visa pour reconstruire une station de recherche tropicale avec le professeur Linsenmair. Elle avait été quasi détruite pendant la guerre civile ivoirienne. « J’ai aussi découvert le monde tout court.: la solitude, l’extrême pauvreté, l’incroyable biodiversité », écrit-il en préambule. Ce fut aussi l’occasion d’observer, sur le conseil de son professeur, ces fameuses fourmis Matabele spécialisées en attaque de termites. Fasciné, il en fait le sujet de sa thèse et va passer cinq ans à les observer tout en gérant la station de recherche. Erik T. Frank a découvert qu’elles ont la particularité de soigner leurs congénères blessées au combat. « Le fait de soigner des individus handicapés de façon permanent, ayant perdu des extrémités, n’a jamais été observé ailleurs que chez les Matabele » souligne le chercheur. La découverte de ce comportement de soin a soulevé une myriade de questions notamment : Pourquoi cette nécessité ? Dans quelle mesure ce traitement par léchage est efficace ? Que fabriquent-elles dans leur salive.? Erik T. Frank a pu répondre à bon nombre d’entre elles et les réponses sont dans ce livre à lire absolument.

Combattre, sauver, soigner : une histoire de fourmis par Erik T. Frank , CNRS éditions, 180 pages, 17 €

Nature Nièvre : le chevreuil

Chevreuil
Le chevreuil est le grand mammifère le plus facile à voir. En ce moment, les bois des mâles ou brocart, repoussent. Ils sont couvert d’une sorte d’étui poilu qui donne une impression quasi de peluche. On dit qu’ils sont en velours. Les accouplements ont lieu en plein été mais la croissance embryonnaire ne commence qu’à Noël. Cela permet aux femelles de mettre bas au printemps. Elles donnent naissance à des jumeaux dans 75 % des cas. Face à l’augmentation des populations, les chevreuils ont colonisé les grandes cultures où ils se regroupent en grandes hardes alors qu’en forêt, ils vivent en solitaire ou en petit groupe familial.

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Balade hivernale

Gel
Ce matin, je suis allée faire une balade dans la campagne. Il faisait bien froid. On sentait que la neige allait bientôt arrivée. Le ciel était bas. Espérant rencontrer quelques animaux, j’avais pris mon appareil photo. Il y avait bien quelques mésanges, un merle, des corvidés mais sans la bonne lumière. En prenant un chemin plein d’ornières, l’image m’est apparue : une simple flaque gelée et c’était magnifique.! ☞ lire la suite

Nature Nièvre : le canard colvert

Canard colvert
Ce beau canard sauvage ne plonge pas pour trouver sa nourriture mais immerge sa tête et l’avant de son corps ne laissant dépasser que son derrière. C’est donc un canard de surface dit aussi barboteur. On le trouve partout même sur les bassins au cœur des villes. La France compterait entre 30 000 et 60 000 couples nicheurs. On l’identifie à sa tête verte, son miroir alaire bleu irisé et son bec jaune. Il ne dort que d’un œil : les scientifiques ont découvert récemment qu’il est capable de contrôler veille et sommeil indépendamment avec chacun des deux hémisphères comme les cétacés. Un sacré phénomène ce colvert que je vous invite à découvrir :
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Nature Nièvre : les insectes en hiver

Oothèque de mante religieuse
Lorsque les températures baissent, presque tous les insectes disparaissent. Pourtant, au printemps, ils ressurgissent comme par miracle. Mais où se cachaient-ils donc ? Pour nombre d’entre eux, les adultes se sont reproduits et ont pondus pendant l’été ou l’automne avant de périr tous. Ce sont donc uniquement leurs œufs ou leurs larves qui survivent en hiver. D’autres passent la mauvaise saison sous forme de chrysalides. D’autres encore conservent leur état adulte : les coccinelles réduisent leur métabolisme au strict minimum tandis que les abeilles vivent au ralenti dans la ruche.

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