Les Amap, îlots de lien social dans l’océan du confinement

Les fermetures de points de vente se multiplient du fait de la crise sanitaire. Les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) se réorganisent pour respecter les mesures d’hygiène lors des distributions. Elles sont essentielles tant pour l’approvisionnement en légumes frais des confinés que pour les producteurs qui peuvent ainsi continuer leur activité. Curieusement ni les gouvernants, ni la presse généraliste parlent de leur formidable présence. Reporterre dont je salue ici la qualité du suivi de la pandémie publie ce jour un reportage sur le sujet signé Justine Guitton-Boussion avec les photos de Jéromine Derigny.

à lire sur le site de Reporterre

☞ A lire aussi, toujours sur Reporterre : Pour limiter les pandémies, les humains doivent « décoloniser le monde » par Lorène Lavocat
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Épidémie : le dixième scénario de Yves Paccalet

PaccaletEn 2006, Yves Paccalet a publié L’humanité disparaîtra, bon débarras ! aux éditions Arthaud. Il avait imaginé treize scénarios, tous plausibles, reposant sur les connaissances scientifiques. Le dixième était consacré aux virus et aux nouvelles maladies épidémiques.

Le texte est saisissant et singulièrement prémonitoire. Il est republié par les JNE (Association des Journalistes et écrivains pour la Nature et l’Écologie) à laquelle appartient Yves Paccalet tout comme moi.

L’humanité disparaîtra, bon débarras ! par Yves Paccalet, J’ai lu, 192 pages, 6,40 €

lire le dixième scénario sur le site des JNE

Coronavirus : pouce, on ne joue plus !

Un virus nous impose une pause mondiale. Comme dans chat perché, il faut une vraie raison pour crier «.Pouce.!.». Le Covid-19 est-il une vraie raison ? Sans aucun doute, mais les décisions prises à la hâte ressemblent à un aveu de l’impuissance de nos gouvernants ? Et d’incohérence : est-ce que cela a du sens de tout fermer et de maintenir le premier tour des municipales ? Est-ce que cela a du sens d’interdire toute sortie dans les 36 heures, juste suffisamment de temps pour que tous les citadins ayant un refuge à la campagne se précipitent dans des trains pleins ? Un vent de panique semble avoir saisi l’humanité alors que 96.% des personnes atteintes par le Covid-19 guérissent.  Si le Covid-19 est assurément une vraie raison, il y a eu beaucoup d’autres vraies raisons qui auraient du nous inciter à stopper notre course folle bien avant, notamment l’épidémie de SRAS de 2002-2003 ou la grippe aviaire de 2009 dont nous n’avons pas su retenir les leçons.

Alors oui, pouce, mais pour en profiter pour réfléchir plutôt que paniquer, voire d’orchestrer la panique. Que nous dit la crise actuelle ? La mondialisation néolibérale révèle sa fragilité. La Chine, le modèle de la croissance économique, en chute libre, entraîne à sa suite tout le monde occidental. La menace du krach financier fait frémir toutes les places boursières. Mais prendrons nous conscience que la financiarisation du monde et le consumérisme qui va avec est une voie absurde qui mène l’humanité à sa perte ou plutôt allons nous cesser de faire l’autruche et prendre enfin notre destin en main ?

J’ai écris ce texte pour un édito paru sur le site des JNE (Association des Journalistes pour la Nature et l’Écologie) ☞ lire la suite

Un maître chanteur, le merle noir !

Merle noir
Chaque année, le chant du merle annonce le retour de la saison des amours pour les oiseaux. Ils donnent de la voix pour séduire leur belle et marquer leur territoire. Le merle noir est un maître dans l’art de chanter. Il peut inclure jusqu’à 30 phrases différentes chez un seul individu. Et c’est sans compter toutes sortes de cris. Il est également capable d’imiter le chant d’autres oiseaux mais aussi les sons qu’il entend dans son entourage : sifflets, sonnettes ou alarmes. En ville, son répertoire est tellement influencé par les bruits urbains que ses vocalises peuvent être totalement différentes`de ses congénères de la campagne. ☞ lire la suite

Le potager d’Olivier

Le potager d'OlivierOlivier est un jardinier qui aime partager sa passion. Sa chaîne Youtube compte pas moins de 80 000 abonnés. Il communique également via Facebook et Instagram. Il vient de publier ce livre chez Terre Vivant qui est d’ores et déjà un succès pour les éditions qui fêtent leur 40 ans en ce moment. C’est un livre comme je les aime, accessible, généreux qui décomplexe les débutants car Olivier Puech parle sans complexe de ses coups de cœur, de ses réussites mais aussi de ses échecs ou plutôt de ses difficultés et comment il les surmonte. C’est un livre de partage aussi et les jardiniers accomplis y trouveront également de quoi satisfaire leur curiosité car Olivier Puech est un sacré curieux qui adore expérimenter.

« S’occuper de son potager, c’est s’occuper de soi, c’est s’occuper de ses proches » écrit-il dans son introduction. Mais ça va plus loin, comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage : « Nourrir sa famille, nourrir son esprit. » Faire un potager, c’est s’accomplir, retrouver cette estime de soi si malmenée dans notre société individualiste et consumériste, c’est la joie simple de mettre une graine en terre, de s’émouvoir devant la plantule qui apparaît et enfin, le bonheur du goût et de la qualité nutritionnelle du légume ou du fruit qui est la récompense qu’on partage avec ceux qu’on aime, sa famille, ses amis, ses voisins. Il n’hésite d’ailleurs pas à donner moult conseils de préparations culinaires. En résumé, faire un potager, c’est assurément donner du sens à sa vie.  Bref,  je vous recommande chaudement ce livre.!

Éditions Terre Vivante, 238 pages, 25 €