Les microbes vus par Marc-André Selosse

Jamais seul« Ce livre est écrit pour renouveler et neutraliser une vision archaïque des microbes » précise l’auteur dans son introduction. Longtemps associés aux infections et autres maladies, cette image négative leur colle encore à la peau. Pourtant aujourd’hui, on sait qu’ils aident les organismes à accomplir des fonctions vitales et variées (nutrition, développement, immunité…), qu’ils influent sur le comportement animal et, à une plus grande échelle, contribuent à façonner les populations, les écosystèmes, les sociétés et leur dynamique d’où le sous-titre de l’ouvrage : les microbes construisent les plantes, les animaux  et les civilisations. ☞ lire la suite

Musaraignes : des lilliputiennes au jardins

MusaraignesToutes les musaraignes ressemblent à des petite souris avec un museau allongé. Là, s’arrête la comparaison. Les musaraignes sont des insectivores et non des rongeurs. Elles rendent donc service aux jardiniers en le débarrassant de bien des indésirables. Leur poids tourne autour de 10 à 12 grammes. Leur nez pointu, particulièrement mobile, est muni de vibrisses bien visibles, toujours en mouvement. Ces organes tactiles leur permettent de savoir en une fraction de seconde à quelle bestiole elles ont affaire, quelle est sa taille et si elle est dangereuse pour elles. Tout arthropode ou larve qui se trouve sur leur chemin est instantanément repéré et croqué.

Les musaraignes ont le privilège de compter parmi elle, la Pachyure étrusque qui pèse entre 1,3 et 2 grammes. Dans sa catégorie poids plume, elle ne connaît qu’une rivale, une petite chauve-souris de Thaïlande qui pèse elle-aussi moins de 2 grammes. Vu que leur morphologie est différente, il est difficile d’établir laquelle des deux mérite le titre de plus petit mammifère du monde. Elles l’ont donc reçu conjointement.

Les musaraignes ont développé des adaptations tout à fait étonnantes. Pour faire face aux frimas, celles des genre Sorex et Neomys voient rétrécir un certain nombre de leurs organes, le foie, les reins et même le cerveau. Pour économiser leur énergie, les Crocidures peuvent entrer en torpeur  et abaisser leur température corporelle à 18 °C pendant quelques heures puis revenir progressivement à 35° C, leur température habituelle. Cela leur permet de résister notamment aux périodes de pénurie alimentaire ainsi qu’aux périodes froides ou aux moment les plus chauds. Et ces dernières font du « caravaning » avec leurs enfants !

Mais pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article paru dans les 4 saisons du jardin bio n° 225, juillet-août 2017, 6,60 €, actuellement en kiosque. Les photos sont de Georges Abadie.

Les jardins s’exposent au Grand Palais

Cézanne
Havres de couleurs et parcelles d’éternité, les jardins sont à la mode. Ils s’exposent au Grand-Palais. J’ai profité d’une courte escale à Paris pour une visite entre deux trains. Si ce n’est déjà fait, courez-y avant le 26 juillet. A la croisée de la peinture, de la photographie et des sciences, cette exposition retrace six siècles de création autour du jardin. La balade vaut le détour. ☞ lire la suite

Renard, notre beau rouquin

Renard
Dessin de Krapo extrait de Fantastique Renard, mini bande dessinée éditée par l’ASPAS à l’occasion du colloque renard

Croiser un renard dans le petit matin est un des plus beaux cadeaux de bienvenue de la nature. Mais cet animal a la réputation d’être un dévoreur de poules alors on ne l’aime pas et on le pourchasse 365 jours et nuits par an ! Classé nuisible, enfin maintenant on dit « animal susceptible d’occasionner des dégâts », on peut le tirer, le piéger ou encore le déterrer. Quelques 500 000 renards sont détruits chaque année. Le colloque organisé par l’Aspas les 12 et 13 juin était vraiment remarquable. Il s’est terminé avec « le Clan des Renards »,  un très joli documentaire de Anne et Érik Lapied. ☞ lire la suite