Tous les articles par D.B.

VSD se paye la peau de l’ours…

Les populations d’ours dans les pays de l’Est, Slovaquie, Bulgarie, Roumanie, Sibérie… se portent plutôt bien. Mais on vient du monde entier et on paye très cher pour tirer ce grand mammifère. Et on rit pour l’éternité sur un cliché souvenir le pied sur la bête! Cela vous rappelle quelque chose? Oui… les photos de chasse coloniale au tigre!  Avec ce commerce lucratif et non régulé, les ours pourraient bien avoir des soucis à se faire. D’autant que cette pratique qui dure depuis des années s’intensifie. L’argent est maître du monde. Encore une fois l’adage est vérifié!

Le magazine VSD vient de publier un reportage sur une chasse à l’ours en Sibérie avec témoignage d’une agence belge qui les commercialise à 8500 € minimum – mais peut-on parler de témoignage lorsque la dite agence reste anonyme! Cette même agence décrit ses clients comme « des gens qui ont des moyens à la recherche de sensations fortes« … comme c’est pudiquement dit!  « Des dizaines de compagnies vous promettent l’excitation de la vie sauvage ». En France, selon le magazine, trois agences au moins se sont spécialisés dans ces safaris juteux!

Comment ne pas être encore plus révolté lorsqu’on apprend que ces chasses sont effectuées pendant la période d’hibernation de l’ours. « La traque et la chasse proprement dite ne durent que deux jours. Une fois repérées, les bêtes, profondément endormies dans leur tanière, doivent être délogées. Les rabatteurs commencent par les titiller avec des bâtons pour les réveiller. » Quelle aventure! Quel courage! Autre perle du texte de VSD: « L’animal gisant dans la neige, c’est alors la fête pour les chasseurs, ravis d’avoir échappé aux griffes du féroce mammifère… » Vraiment! Mais de qui se moque-t-on? Et encore une dernière: « Seul hic : s’ils tuent une femelle, les éventuels oursons seront abandonnés, une pratique dénoncée par les associations de défense des animaux. » Un simple hic? Tiens si on demandait à Jean-Jacques Annaud ce qu’il en pense!

Et c’est un magazine qui nous enjoint régulièrement de respecter l’environnement et de nous convertir au développement durable qui publie un tel reportage! Écœurant!  N’hésitez pas à manifester votre réprobation en envoyant un message au rédacteur en chef délégué,  Olivier Cabréra, à l’adresse suivante : ocabrera@vsd.fr

N.B.: Toutes les citations en italique sont extraites de l’article signé Antoine Dreyfus paru dans VSD ☞ voir l’article

C’est Norouz, le nouvel an iranien

Ispahan, terrasse d’un restaurant. Au second plan, la splendide coupole de la mosquée de Sheikh Lotfollah

Chez nous, c’est le Printemps. En Iran, c’est Norouz, le Nouvel An. Mais, finalement, c’est la même symbolique du renouveau. Le printemps est incontestablement la plus belle saison pour visiter ce pays magnifique. L’hiver, il fait très froid et l’été, très chaud. L’automne, la végétation est brûlée. En avril, les fleurs, les fameuses roses d’Ispahan entre autres, éclatent de couleurs et de senteurs.

Les iraniens sont amateurs de pique-nique depuis toujours. L’exercice était déjà pratiqué par les sultans comme en témoignent les miniatures. C’est pour le visiteur, l’occasion d’être invité à partager une douceur. Peu de touristes s’aventurent dans ce pays. Quel dommage! L’architecture y est magnifique et l’accueil extraordinaire. Gageons qu’avec l’arrivée au pouvoir d’Obama, l’image d’un Iran diabolisé s’adoucisse et que les voyageurs l’inscrivent à nouveau dans leurs destinations. En attendant, je vous invite à un voyage en images et je souhaite à toute la communauté iranienne, une excellente nouvelle année.

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Le loup, invité d’honneur à Arques

Loup D.R.

La ville d’Arques dans le Pas-de-Calais propose son premier festival des animaux et ce week-end, l’invité d’honneur, c’est le loup. Sa présence en France ne cesse de susciter des polémiques entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Vous pourrez vous faire votre propre opinion en  le découvrant dans tous ses états à travers « Loup y es tu ? » une exposition de photos proposées par Mille-Traces. Cette association basée dans le Vercors fait un très bon boulot notamment sur le plan pédagogique. Un de ses membres naturalistes présentera un film puis animera un débat samedi à 17h30. L’entrée est gratuite mais, les places étant limitées, il faut s’inscrire à la mairie.

Pour voir ces animaux mythiques au plus près, rendez vous dimanche de 14h30 à 17h30 sur le parvis de la médiathèque. Ils seront là, en chair et en os. Philippe le Hir des baladins de la Vallée d’Argent les présentera au travers des contes et légendes populaires.

A noter aussi deux spectacles pour les enfants. Le premier, « Petits contes pour oreilles tendres » par la compagnie Corrosol, revisite les histoires de loups pour les enfants à partir de 5 ans. C’est samedi à 15h30. Le lendemain même heure, la compagnie Héliotrope Théâtre proposera « Loups ou extraits fantaisistes de morceaux de loups », une suite d’histoires d’amitiés et de différences pleine d’humour et de tendresse pour les 3-8 ans. Même tarif pour les deux spectacles : 4 €

Bravo à la municipalité qui a pris cette initiative. Le festival des animaux se poursuit jusqu’au 29 mars avec d’autres temps forts. Le week-end du 21-22 mars sera consacré à l’âne et le suivant aux animaux de ferme du monde entier.

Renseignements – mairie d’Arques – tèl.: 03 21 12 62 30 – plus d’infos

Le réchauffement côté oiseaux

Bien que les températures aient peu augmenté récemment, l’impact du réchauffement climatique est déjà très visible sur les populations nicheuses d’oiseaux dans toute l’Europe. Le nombre d’espèces d’oiseaux touchées de manière négative est presque trois fois plus grand que le nombre d’espèces qui bénéficient des changements climatiques.Voilà les résultats d’une étude menée conjointement par le Museum d’Histoire naturelle, la Royal Society for the Protection of Birds (Grande-Bretagne), les Universités de Durham et de Cambridge (Grande-Bretagne), l’association European Bird Census Council (Tchèquie) et  Statistics Netherlands (Pays-Bas). ☞ suite

Belettes, martres… planquez-vous!

En baie de Somme, les chasseurs n’y allaient pas par quatre chemins. « Sarkozy tu nous as trahi » pouvait-on lire un peu partout sur les panneaux en pleine nature. Dommage, je n’ai pas fait la photo ! Eh bien voilà, tout est rentré dans l’ordre. Le président leur tend la main… bientôt les Européennes ! Deux mois et demi après que la belette et la martre aient été retirées de la liste des nuisibles, les voilà qui y sont réintégrées sans aucun argument technique ou scientifique mais par simple décision politique ! Toutes les études scientifiques réalisées en Europe prouvent que le régime alimentaire de ces deux mustélidés n’est en rien dommageable à la biodiversité ni aux élevages. Au contraire, ces gros consommateurs de rongeurs sont très utiles à l’agriculture et à la sylviculture.  Ça veut dire quoi être un nuisible ? Tout simplement qu’il n’y a aucune trêve: ils peuvent être chasser et piéger tout au long de l’année. Et piéger, donc faire souffrir, cela amuse beaucoup certains. Qui sont les autres nuisibles ? Le renard par exemple. Rappelez vous, la petite fille du film Le renard et l’enfant qui demande: Pourquoi les hommes dise que le renard c’est un nuisible? Je trouve ça beau moi un renard !  En plus, lui aussi élimine les rongeurs, lui aussi rend service aux agriculteurs. La présence de ces animaux dans la nature est un hymne à la vie et à la beauté. Leur mort programmée, une honte pour le genre humain.