Archives de catégorie : Jardin

Planète Nièvre : sol vivant

Pour cette nouvelle émission de Planète Nièvre, nous abordons du sol vivant, un sujet passionnant. Nous avons rencontré Arnaud Bayle au jardin refuge de  l’Adater  dont j’ai déjà parlé sur ce blog, Yann Labuche de Terre d’Humus ainsi que Alain Krebs, chef de culture et président du groupe Magellan qui rassemble 29 agriculteurs qui travaillent et expérimentent les techniques de semis sous couvert permanent ou annuel dans le but de réduire l’utilisation des engrais et des herbicides.

La réflexion de tous ces « expérimentateurs » part de l’observation du modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes. Cette vie du sol crée la fertilité nécessaire aux plantes. Par ailleurs, les végétaux créent via la photosynthèse de la matière organique qui va être décomposées par des organismes vivants, des microbes, des champignons, des bactéries.  Ce processus crée l’humus, mais permet aussi de recycler l’azote pour le rendre assimilable aux plantes. Les racines jouent un rôle primordial : elles aèrent le sol et sécrètent des composés organiques qui seront assimilés par les organismes du sol en particulier les champignons.

Un sol vivant est également un sol qui a une capacité de rétention d’eau et qui donc, est capable de fournir de l’eau quand on le voit plus en apparence. Il y a encore au sein des agrégats de l’eau que les racines vont pouvoir intercepter. Le sol vivant se pratique aussi bien sur des petites surfaces comme nos jardins que dans les grandes exploitations céréalières.

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Pétales et mandibules au muséum de Bourges

affiche-exposition-petit-peuple-du-rosierLe petit peuple du rosier est à l’honneur au Muséum d’Histoire Naturelle de Bourges. Tout en cheminant autour d’un rosier géant, on découvre dix petites bêtes entre autres, l’abeille, la cétoine, la mouche, le perce-oreille, la coccinelle, le collembole. Comment se développent-elles ? Comment se nourrissent-t-elles ? Pourquoi faut-il les protéger ? Quelles relations ont-elles entre elles ? Comment sont-elles organisés ? Réponses dans une super bande dessinée qui court le long des cimaises. Les planches ont été créées par un professeur d’arts plastiques, Denis Landreau aidé pour les détails scientifiques par un professeur de SVT, Loïc Jourdren. C’est juste fabuleux. Et pour mettre dans l’ambiance, douze sculptures réalistes de ces petites bêtes sont présentées accrochées au mur ou protégées derrière une vitrine. Elles sont géantes. L’agrandissement tourne autour de 150 fois. Impressionnant !

Le message essentiel de cette superbe exposition est sans aucun doute l’importance des écosystèmes. Ainsi, toute une vie gravite autour du rosier. Le visiteur, qu’il soit adulte ou enfant, découvre de manière ludique, que chaque insecte a son rôle à jouer. Le puceron agace le jardinier mais sans lui, pas de coccinelle et autres auxiliaires qui viennent s’en délecter. Pour aller plus loin dans les questions de l’équilibre biologique, les auteurs de l’immense bande dessinée – plus de 200 dessins – abordent également les méthodes de compostages et autres pratiques vertueuses. Une exposition à voir absolument.

Muséum d’histoire naturelle de Bourges, jusqu’à fin août
www.museum-bourges.net

La permaculture : une abondance naturelle

PermacultureVoilà revenu le temps du jardin. A chaque printemps, c’est un nouveau défi pour le jardinier. Comment faire, que changer pour que les récoltes soient meilleures. En quelques années, la permaculture s’est imposée à tous ceux qui cherchent une approche différente, moins dépendante du pétrole, plus résiliente pour l’environnement. Et le plus souvent cette méthode donne des résultats étonnants même sur de petites parcelles.  ☞ lire la suite

Les oiseaux de la mangeoire

Mésanges à la mangeoire

Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.

Planète Nièvre – Pesticides

Notre deuxième émission est écoutable dès aujourd’hui. Son thème : les pesticides et leur utilisation par les communes et les jardiniers. Quant à moi, je parle du geai des chênes, un oiseau plus facile à observer en ce moment car il est très occupé à faire ses provisions d’hiver et s’agite beaucoup. Comme tous les corvidés, il est très intelligent et est capable de planifier des stratégies. Et il a une particularité : il prend des bains de fourmis. C’est sa manière naturelle de lutter contre les parasites. Mais je ne vous en dit pas plus.
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