Archives par mot-clé : oiseaux

Disparition à la mangeoire

Pinson des arbres
Pas de restriction sanitaire pour les piafs, alors avec le retour du gel, j’ai réouvert le restau des oiseaux début décembre . Les clients ne sont pas très nombreux : quelques mésanges bleues et charbonnières, quelques chardonnerets, une quinzaine de moineaux. Pas de pinsons des arbres cette année. Enfin j’ai observé deux mâles et une femelle alors que les hivers précédents, ces jolis petits oiseaux venaient en bande et ne rataient jamais l’ouverture.

Les oiseaux granivores dont ces deux espèces font partie, payent un lourd tribut aux changements des pratiques agricoles depuis les années 1970 : utilisation de pesticides, disparition des haies et des herbes folles. Canicules et sécheresses à répétition y contribuent sans aucun doute aussi. De plus, les oiseaux dont les défenses immunitaires sont affaiblies notamment à cause du manque d’une bonne nourriture, sont victimes de maladies venues d’ailleurs comme la trichomonose qui touche particulièrement les pinsons et les verdiers. Tristesse infinie.

Nature Nièvre – les grandes aigrettes

Grande aigrette
Ces grands oiseaux blancs peuplent nos prairies ou le bord de nos étangs et de nos lacs en hiver. Quelquefois, elles sont en compagnie de leur cousin, les hérons cendrés. Leur bec jaune à pointe noire et leur couleur immaculée en font des oiseaux impossible à confondre. Pourtant, les grandes aigrettes ont failli disparaître pour une histoire de mode !  Du 18ème siècle jusqu’aux années 1950, les dames portaient des chapeaux emplumés. Les grandes plumes ornementales, caractéristiques de la parure de noce de notre oiseau étaient particulièrement prisées. Paris comptait alors près de 800 maisons de plumassiers employant quelques 7000 personnes. Et on sait que durant la seule année 1910, au marché de Londres, 1470 kg de plumes d’aigrettes ont été vendues. Cela représente près de 300.000 oiseaux adultes assassinés sur une seule année.
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Oiseaux : les visiteurs de l’été sont presque tous arrivés

Rougequeue femelleFemelle rougequeue noir © Danièle Boone

Chaque année, j’éprouve la même joie à découvrir leur retour. La première à m’être apparue était une femelle rougequeue noir. C’était le 19 mars. Trois jours plus tard, en allant ouvrir les poulaillers, j’ai entendu la fauvette à tête noire qui chantait à tue tête. Je l’ai vu quelques heures plus tard, se désaltérer dans l’abreuvoir des oiseaux.  Le point d’eau est toujours un formidable spot d’observation d’autant que je le vois depuis mon bureau. C’est là que, souvent, je découvre les visiteurs de passage. Certaines espèces en migration font, en effet, une halte dans mon jardin que j’essaie de maintenir accueillant toute l’année. Dans le même temps, est arrivé le pouillot veloce mais son chant fait tellement partie de mon environnement sonore, que je n’ai pas noté précisément le jour de son arrivée ! Ensuite, il m’a fallu attendre presque deux semaines pour entendre le loriot. ☞ lire la suite

Un maître chanteur, le merle noir !

Merle noir
Chaque année, le chant du merle annonce le retour de la saison des amours pour les oiseaux. Ils donnent de la voix pour séduire leur belle et marquer leur territoire. Le merle noir est un maître dans l’art de chanter. Il peut inclure jusqu’à 30 phrases différentes chez un seul individu. Et c’est sans compter toutes sortes de cris. Il est également capable d’imiter le chant d’autres oiseaux mais aussi les sons qu’il entend dans son entourage : sifflets, sonnettes ou alarmes. En ville, son répertoire est tellement influencé par les bruits urbains que ses vocalises peuvent être totalement différentes`de ses congénères de la campagne. ☞ lire la suite

Bouvreuil pivoine

Bouvreuil pivoine
Cette année, j’ai la chance d’avoir pour la première fois ce visiteur de marque à la mangeoire ! Le bouvreuil pivoine est un oiseau très discret dont la présence se repère souvent seulement par un chant entrecoupé de sifflements mélancoliques, pas spécialement éblouissant. En ce moment, le mâle, en costume de noces, arbore une poitrail d’un rouge corail unique. La femelle elle, est plus discrète : son manteau est gris-brun. Les deux sexes portent une calotte noire bien nette, des ailes noires avec des barres blanches et une queue noire. ☞ lire la suite