Nature Nièvre : la belette

Avec ses dimensions liliputiennes, 30 cm de longueur maxi y compris la queue pour environ 100 g, la belette est le plus petit carnivore d’Europe. Son nom veut tout simplement dire la petite belle ! C’est dire si son côté gracieux est reconnu. Elle était parfois surnommée aussi « petite femme » ou « petite fiancée ». Et c’est vrai qu’elle est bien élégante avec son pelage brun roux sur le dessus et blanc en dessous. Chez les anciens grecs, elle était un animal familier choyé pour ses qualités de chasseuses de souris. Elle a été détrônée par le chat au Moyen Age.

Cette précieuse auxiliaire des agriculteurs peut se faufiler dans un trou grand comme une pièce de deux euros, ce qui lui permet d’aller chasser les campagnols jusqu’au fond de leur terrier. Comme ses grandes cousines la fouine et la martre, membres comme elle de la famille des mustélidés, elle figure sur cette satanique liste des nuisibles. Heureusement, elle n’est plus classée que dans le Pas-de-Calais, un des fiefs des chasseurs. Là-bas, elle est traquée par tir et piégée toute l’année. Ces prélèvements excessifs qui, jusqu’à récemment, avaient lieu sur toute la France, ont d’ailleurs sérieusement contribué à la baisse de ses effectifs. Elle meurt aussi, par ricochet, lorsqu’elle dévore des petits mammifères ayant été volontairement empoisonnées, un désastre aussi pour les rapaces. La bromadiolone à l’origine de cette tragédie écologique, même si elle est mieux encadrée, reste encore autorisée malgré les preuves de sa nocivité dans la chaîne alimentaire. Y’a encore du boulot !

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La panthère des neiges : un hymne grandiose à la beauté du monde

La nature la plus sauvage, les paysages immenses du Tibet, la neige et le vent pour décor… Et puis le monde du vivant : les yacks, les étranges antilopes chiru aux cornes infinies, la drôle de tête du renard du Tibet ou du chat manul,  et bien sûr, la panthère des neiges, celle qu’on espère, le graal, un rêve pour Sylvain Tesson, un rendez-vous pour Vincent Munier.

Le photographe initie l’écrivain à l’affût.  Face à l’imperturbable patience du naturaliste, le grand voyageur bavard, toujours pressé de traverser le monde, prend conscience de l’incroyable indifférence avec laquelle il a traversé des paysages pendant des années sans imaginer qu’ils étaient habités et du nombre de bêtes qui l’ont vu sans qu’il ne s’en soit douté. Ses commentaires en voix off extraits de son livre sont d’une justesse lumineuse.

Derrière la caméra, Marie Amiguet, biologiste et cinéaste, capte la rencontre improbable de ces deux hommes et leur quête commune du prédateur mythique. Les séquences purement animalières bénéficient de l’esthétique élégante de Vincent Munier et sont sublimées par la musique de Warren Ellis et le chant de Nick Cave. Tous ces talents puissants convergent pour une célébration sensible, vibrante et magique de la nature et des bêtes qui l’habitent.

Pierre Rabhi : une belle personne s’en est allée


La disparition de Pierre Rabhi me rend très triste. C’est une lumière qui s’est éteinte, un sage diront sans doute certains. Les voix singulières comme la sienne sont précieuses surtout dans les temps troubles que nous vivons. Il savait trouver les images pour faire passer les messages, le colibri bien sûr qui a, depuis, été réutilisé à toutes les sauces, mais aussi la sobriété heureuse. C’est tellement plus beau que la décroissance. La joie, le bonheur, faisaient partie de ses quêtes. Vivre avec moins, en harmonie avec soi-même et la nature, rend en effet mille fois plus heureux que l’avidité et le toujours plus.

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Nature Nièvre : la perruche à collier

Avec son plumage tout en nuance de vert et de jaune et son bec rouge, cet oiseau exotique ne passe pas inaperçu. La perruche à collier fait désormais partie du paysage dans de nombreuses villes : Nice, Fréjus, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lille, Nancy, Nantes et maintenant les voilà arrivées à Nevers où elle a été observée pour la première fois dans le parc de la préfecture fin 2017. En Ile de France, elles sont estimées aujourd’hui à près de 10 000 individus, rien à côté de Londres où on en compte près de 50 000. Généralement, ce sont leurs cris stridents qui révèlent leur présence. Leur robustesse naturelle leur permet de s’adapter et de se reproduire rapidement.

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Qui veut la peau des écolos ?

Qui veut la peau des écolos.
Mon nouveau livre, co-écrit avec Marc Giraud, mon ami et complice de longue date, est en librairie. C’est un sujet très sérieux qui n’étonnera pas les visiteurs réguliers de ce blog. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas des écolos politiques mais bien des écologistes vrais, au sens premier du terme, qui défendent la nature, le vivant donc.

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Voici notre avant-propos :

Nous ne sommes pas encore en dictature, mais de loi en loi, nous nous éloignons d’une démocratie digne de ce nom. Les attentats terroristes ou la crise sanitaire du Covid-19 ont été des occasions de tester des mesures de restrictions de nos libertés, et pourtant, quelle que soit leur gravité, ils ne sont que des sous-ensembles d’un enjeu plus vaste dans le temps et dans l’espace : l’écologie.

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écouter mon interview sur RCF
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