Tous les articles par D.B.

La panthère des neiges : un hymne grandiose à la beauté du monde

La nature la plus sauvage, les paysages immenses du Tibet, la neige et le vent pour décor… Et puis le monde du vivant : les yacks, les étranges antilopes chiru aux cornes infinies, la drôle de tête du renard du Tibet ou du chat manul,  et bien sûr, la panthère des neiges, celle qu’on espère, le graal, un rêve pour Sylvain Tesson, un rendez-vous pour Vincent Munier.

Le photographe initie l’écrivain à l’affût.  Face à l’imperturbable patience du naturaliste, le grand voyageur bavard, toujours pressé de traverser le monde, prend conscience de l’incroyable indifférence avec laquelle il a traversé des paysages pendant des années sans imaginer qu’ils étaient habités et du nombre de bêtes qui l’ont vu sans qu’il ne s’en soit douté. Ses commentaires en voix off extraits de son livre sont d’une justesse lumineuse.

Derrière la caméra, Marie Amiguet, biologiste et cinéaste, capte la rencontre improbable de ces deux hommes et leur quête commune du prédateur mythique. Les séquences purement animalières bénéficient de l’esthétique élégante de Vincent Munier et sont sublimées par la musique de Warren Ellis et le chant de Nick Cave. Tous ces talents puissants convergent pour une célébration sensible, vibrante et magique de la nature et des bêtes qui l’habitent.

Pierre Rabhi : une belle personne s’en est allée


La disparition de Pierre Rabhi me rend très triste. C’est une lumière qui s’est éteinte, un sage diront sans doute certains. Les voix singulières comme la sienne sont précieuses surtout dans les temps troubles que nous vivons. Il savait trouver les images pour faire passer les messages, le colibri bien sûr qui a, depuis, été réutilisé à toutes les sauces, mais aussi la sobriété heureuse. C’est tellement plus beau que la décroissance. La joie, le bonheur, faisaient partie de ses quêtes. Vivre avec moins, en harmonie avec soi-même et la nature, rend en effet mille fois plus heureux que l’avidité et le toujours plus.

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Nature Nièvre : la perruche à collier

Avec son plumage tout en nuance de vert et de jaune et son bec rouge, cet oiseau exotique ne passe pas inaperçu. La perruche à collier fait désormais partie du paysage dans de nombreuses villes : Nice, Fréjus, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lille, Nancy, Nantes et maintenant les voilà arrivées à Nevers où elle a été observée pour la première fois dans le parc de la préfecture fin 2017. En Ile de France, elles sont estimées aujourd’hui à près de 10 000 individus, rien à côté de Londres où on en compte près de 50 000. Généralement, ce sont leurs cris stridents qui révèlent leur présence. Leur robustesse naturelle leur permet de s’adapter et de se reproduire rapidement.

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Qui veut la peau des écolos ?

Qui veut la peau des écolos.
Mon nouveau livre, co-écrit avec Marc Giraud, mon ami et complice de longue date, est en librairie. C’est un sujet très sérieux qui n’étonnera pas les visiteurs réguliers de ce blog. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas des écolos politiques mais bien des écologistes vrais, au sens premier du terme, qui défendent la nature, le vivant donc.

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Voici notre avant-propos :

Nous ne sommes pas encore en dictature, mais de loi en loi, nous nous éloignons d’une démocratie digne de ce nom. Les attentats terroristes ou la crise sanitaire du Covid-19 ont été des occasions de tester des mesures de restrictions de nos libertés, et pourtant, quelle que soit leur gravité, ils ne sont que des sous-ensembles d’un enjeu plus vaste dans le temps et dans l’espace : l’écologie.

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écouter mon interview sur RCF
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Nature Nièvre – le petit rhinolophe

Petits rhinolophes
Le petit rhinolophe apprécie les massifs anciens de feuillus, coupés de rivières, là où foisonne une végétation herbeuse avec de vastes ouvertures entre le sol et les premières branches des taillis. Il aime aussi beaucoup les pâtures bocagères parsemées de groupes d’arbres et les prairies maillées de vergers. Il fréquente aussi les villages et parfois les agglomérations de taille moyenne dotées d’espaces verts et de jardins. Il est bien présent en Bourgogne. Au repos, il pend des voûtes entièrement enveloppé dans ses membranes alaires tel un petit cocon noir. C’est le plus petit de la famille des rhinophidés. Il mesure environ 4 cm et pèse 6 ou 7 grammes mais ailes déployées, son envergure est quand même de 19 à 25 cm. Le plus vieux petit rhinolophe bagué a atteint 21 ans mais l’espérance de vie de l’espèce se situe autour de 7 ans.

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